Tom Cox et le diable du tsar (Tom Cox #5) (Franck Krebs)

Cinquième volet de la série Tom Cox, créée par le français Franck Krebs ( 1963 – 08/02/2015), publié en mars 2005 chez Seuil Jeunesse.

 

 

Présentation de l’éditeur:

Livré à lui-même suite à la capture de ses parents par Mordom Horpilleur, Tom assiste avec effroi à une nouvelle catastrophe : sa tante Anna tombe sous le joug du rigor mortis, terrible sort qui met ses jours en danger. S’amorce alors une véritable course
contre la montre pour retrouver une précieuse icône, seul remède à ce charme mortifère… Tom est donc catapulté dans la Russie tsariste où grondent les prémices de la révolution à venir. Il devra y faire face au diable du tsar, l’inquiétant Raspoutine, qui manipule d’une main de fer la famille impériale, la menant à sa perte…

 

 

Ce que j’en pense:

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Le roi Arthur (Amaury Chauou)

Publié en Septembre 2009 aux éditions du Seuil, le Roi Arthur est un essai du français Amaury Chauou.

 

 

Roi Arthur - Chauou

 

Présentation de l’éditeur: 

Des romans de la Table Ronde à la série Kaamelott, de Merlin l’Enchanteur aux Monty Python, les exploits d’Arthur et de ses chevaliers ont nourri un imaginaire merveilleux et foisonnant. Mais qui était vraiment le roi Arthur ? Un chef de guerre breton du Ve siècle ? Un personnage fictif inventé par les chroniqueurs à partir du Xe siècle ? La Table Ronde et ses chevaliers ont-ils vraiment existé ? 

Derrière la légende, cet ouvrage part à la recherche de l’Arthur historique. À l’appui de multiples sources, il retrace le long processus qui amena, au Moyen Âge, les monarques anglais à se réapproprier la figure emblématique de ce roi.

Instruments politiques voire idéologiques, Arthur et ses chevaliers en viennent bientôt à servir les intérêts de la chrétienté avec la quête du fameux Graal, tandis que les progrès de l’idéal chevaleresque gagnent toutes les cours européennes et assurent une renommée sans fin au grand monarque britannique.

Un portrait sans précédent d’Arthur, souverain d’un univers magique où les hauts faits le disputent aux trahisons, peuplé de dragons, de mages et de belles dames dont les aventures n’ont pas fini de faire rêver. L’exemple le plus frappant d’une légende au service de l’histoire.
Amaury Chauou est professeur d’histoire en classes préparatoires à Brest. Il a publié plusieurs ouvrages sur les Plantagenêts.

 

 

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Terminus radieux (Antoine Volodine)

Antoine Volodine (1950 – ) a reçu le Prix Médicis 2014 pour ce roman, Terminus radieux, publié en septembre 2014.

 

Terminus radieux Antoine Volodine Seuil (Septembre 2014)

 

 

Quatrième de couverture: 

Des siècles après la fin de l’Homme rouge, dans une Sibérie rendue inhabitable par les accidents nucléaires, des morts-vivants, des princesses et des corbeaux s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique.

Présentation de l’éditeur:

Taïga sombre et immense, steppes infinies… La scène se passe d’abord après l’irradiation complète de la Sibérie et l’écroulement de la Deuxième Union soviétique, puis des siècles plus tard. La région, dévastée par des accidents nucléaires, est à jamais inhabitable. Entourés de paysages grandioses, des soldats fantômes, des morts vivants et d’inquiétantes princesses s’obstinent à poursuivre le rêve soviétique. Désormais le centre du monde a un nom, Terminus radieux, un kolkhoze dont la pile atomique s’est enfoncée sous terre. Solovieï, le président du village, met ses pouvoirs surnaturels au service de son rêve de toute-puissance : vie et mort, amour éternel, renaissance. Assisté par l’immortelle Mémé Oudgoul, il règne en maître sur le destin des hommes et des femmes qui ont atterri là. Non loin du kolkhoze passe une voie ferrée où circule un unique convoi, toujours le même. Prisonniers et militaires cherchent en vain le camp où leur errance prendra fin. Mais, là encore, Solovieï ordonne l’histoire. Il leur faudra attendre des milliers d’années pour que s’éteigne sa présence dans leur cauchemar.

 

Ce que j’en pense:

J’ai lu ce roman avant qu’il ne reçoive le Prix Médicis. Je ne suis pas de ces lecteurs qui se ruent sur les ouvrages des Rentrées Littéraires, et je ne l’aurais probablement jamais lu si je ne l’avais pas gagné grâce aux éditions du Seuil que je remercie.

C’est un roman étrange, où l’on ne sait pas trop si l’on évolue dans le monde des vivants, des morts, des morts-vivants, dans un rêve ou une réalité. Je me suis laissée emporter malgré tout dans ce futur possible, où l’Homme répète l’Histoire, ne semblant pas se souvenir des erreurs passées, conduite par une écriture envoûtante,  presque hypnotisante.

J’avoue avoir du mal à parler de ce roman. Je ne l’ai pas détesté, je ne l’ai pas aimé non plus. Je crois que mon approche n’était pas la bonne durant ma lecture. Pour moi, c’est un Objet Littéraire Non Identifié, inclassable. L’univers de l’auteur est surprenant, parfois dérangeant, je pense ici à la recherche du camp. Une sorte de dystopie remplie de fantastique. Ce que j’en retiens, c’est que l’Homme n’apprend pas des erreurs du passé et les reproduit. Mais j’avoue que le temps qui s’étire sur des centaines d’années, cela m’a gênée, même s’il s’agit de créer une sorte de purgatoire.

Je suis vraiment désolée de ne pouvoir mieux m’exprimer sur ce récit. Il y a probablement d’autres attraits, puisqu’il a remporté le Médicis, que je n’ai pas su décelés. C’est un roman qui sort vraiment du lot, je n’avais jamais lu un écrit aussi étrange. Rien de négatif dans ce constat, puisque je l’ai lu jusqu’au bout, avec plaisir. Je n’ai juste pas su comprendre le « délire » de l’auteur.

 

Edition présentée: Seuil, septembre 2014 ISBN: 9782021139044

 

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Clipperton, l’atoll du bout du monde (Jean-Louis Étienne)

Paru en Octobre 2005 chez Seuil (collection 7ème continent), ce récit du français  Jean-Louis Étienne nous dévoile les dessous d’une expédition scientifique sur cet atoll du Pacifique.

 

Clipperton, l’atoll du bout du monde Jean-Louis Étienne Seuil/ 7ème continent Octobre 2005

 

Quatrième de couverture:

« Une inquiétude grandissante commençait à me traverser l’esprit : et si je m’étais trompé, si nous n’arrivions pas à prendre pied sur l’île ? ! En cet instant précis, je réalisais l’ampleur du pari audacieux que j’avais pris, d’asseoir toute l’expédition sur l’incertitude du débarquement ».

Isolé sur l’océan Pacifique, Clipperton est un atoll sauvage, inhabité, défendu par une forteresse corallienne qui le rend inaccessible. L’opération fut périlleuse pour les hommes et le matériel.

De décembre 2004 à avril 2005, pendant les quatre mois passés sur l’île avec ma famille et une petite équipe, nous avons accueilli une quarantaine de chercheurs, qui se sont relayés pour étudier l’ensemble des espèces qui vivent sur cet îlot méconnu. Ces missions d’inventaires naturalistes s’imposent comme des outils indispensables à l’évaluation de l’impact des activités humaines sur le monde vivant. Car la nature n’est pas le décor de l’existence, c’est une mutuelle géante où toutes les espèces ont la vie en commun, et l’Homme n’échappe pas à la règle. Cette diversité biologique, aujourd’hui menacée, est indispensable à la survie de l’humanité.

Depuis que nous sommes revenus, l’atoll est à l’abandon et je m’emploie à ce que Clipperton trouve sa vocation : devenir une sentinelle pour la sauvegarde de l’océan.

 

Ce que j’en pense:

Clipperton, c’est un bout de terre appartenant à la France, loin, très loin de la métropole. Alors y voir débarquer une expédition scientifique, c’est un véritable parcours du combattant! C’est le pari – risqué mais réussi – de Jean-Louis Etienne.

À travers ce récit, le célèbre explorateur nous décrit comment s’est déroulé l’expédition Clipperton. Il nous fait entrevoir les difficultés qu’il a rencontré pour la mettre sur pied, mais se consacre essentiellement aux quatre mois passés sur l’atoll, aux rencontres avec les divers scientifiques qui s’y sont croisés, les difficultés de vivre en reclus malgré une connexion internet. Nous découvrons la diversité de la faune et de la flore de Clipperton, son histoire, les différents buts de cette expédition ( scientifiques, mais également affirmer la souveraineté de la France sur ce tout petit atoll).

Un agréable récit même pour les non-scientifiques comme moi!

Pour en savoir davantage, je vous invite à vous rendre sur le site de Jean-Louis Etienne dédié à cette expédition: ici!

 

 

Titre: Clipperton, l’atoll du bout du monde

Auteur: Jean-Louis Étienne

Première publication: Octobre 2005

Édition présentée: Seuil, collection 7ème continent (2005)

ISBN: 2-02-084566-0 (9782020845663)

 

Cette lecture a été faite dans le cadre du club de lecture VendrediLecture et compte pour le challenge ABC.

sur une île challenge abc 2013

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Le cerveau de Kennedy (Henning Mankell)

Henning Mankell est un écrivain suédois né à Stockholm en 1948. Le cerveau de Kennedy est sa seizième publication pour adulte.

Le cerveau de Kennedy Henning Mankell Seuil (Janvier 2009)

Le cerveau de Kennedy
Henning Mankell
Seuil (Janvier 2009)

Quatrième de couverture:

Automne 2004. Louise Cantor quitte son chantier de fouilles du Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le trouve mort dans son appartement de Stockholm.

Qui a tué Henrik? Pas un instant Louise ne veut croire que son fils unique se soit suicidé. Avec l’énergie du désespoir et une obstination d’archéologue, elle va tenter de reconstituer fragment par fragment les dernières années d’une vie brutalement interrompue. Secondée par Aron, le père d’Henrik qu’elle a déniché au fin fond de l’Australlie, Louise découvre que son fils avait une vie secrète, émaillée d’inquiétantes zones d’ombre.

Pourquoi Henrik s’intéressait-il tant au cerveau du président Kennedy, disparu lors de l’autopsie? Pourquoi avait-il un appartement clandestin à Barcelone? D’où provenait les grosses sommes d’argent dont il disposait? Que faisait-il au Mozambique dans un mouroir pour malades atteints du sida?

Quand Aron disparaît brutalement sans laisser de traces, Louise comprend qu’elle est aux prises avec des forces occultes qui la dépassent. Au bord du gouffre mais plus déterminée que jamais, ses pas la conduisent au coeur de l’Afrique. Une vérité effroyable l’y attend.

 À travers ce récit palpitant et lucide, Henning Mankell exprime sa colère contre le cynisme du monde occidental face au lent naufrage d’un continent rongé par le sida.

Ce que j’en pense:

J’ai été assez surprise par ce roman. En effet, j’ai vu par-ci par-là que Mankell était auteur de polar. Et bien, il n’écrit pas que du polar! La preuve! Ici, il s’agit plus d’un constat. L’Afrique est malade et se meurt du sida dans l’indifférence générale et certains semblent même profiter de cette misère pour faire des profits de façon pas très nette. Se servant du chagrin d’une mère en quête de vérité concernant son fils décédé, Henning Mankell nous plonge dans l’envers du décor, nous montre le côté obscur de certains organismes dédiés à l’aide aux malades. C’est un récit qui met mal à l’aise, qui pose tout un tas de questions sans donner de réponses. L’auteur nous démontre également que nos proches peuvent en fait être de parfaits étrangers dont on ignore tout. C’est un roman assez dérangeant décrivant crûment et sans détour des mouroirs de fortune.

On ne ressort pas indifférent d’une telle lecture. M’attendant à un polar, j’ai été déçue, mais toute la réflexion  que donne se récit est intéressante et effrayante à la fois. En effet, comment ne pas être horrifiée en constatant qu’au XXIème siècle, il existe encore un trafic d’êtres humains? Pourquoi laisse-t-on faire? Est-ce le cas uniquement en Afrique? Qui sont les personnes derrière tout cela? Bref, un constat vraiment alarmant sur notre société.

le cerveau de kennedy

Titre: Le cerveau de Kennedy (Kennedys hjärna)

Auteur: Henning Mankell

Première publication: 2005

Édition présentée: Seuil, Janvier 2009.

Traduit du suédois par Rémi Cassaigne

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