Le vœu du paon (Jean-Côme Noguès)

Roman historique du français Jean-Côme Noguès (28/02/1934 –  ), publié en 1987. Il a reçu le Grand Prix du livre jeunesse de la Société des Gens de Lettres 1987. Illustré par Bruno Pilorget.

 

 

 

 

Quatrième de couverture:

En pays d’Oc, en 1204, Grillot est un jeune garçon qui a été trouvé près de la fontaine, à l’heure où les femmes vont faire provision d’eau pour la nuit. Une vieille serve, Ragonne, l’a recueilli et aimé. Mais Ragonne vient de mourir, et Grillot reste seul désormais. Deux ou trois fois l’an, passe par le village Jordi le jongleur, qui va de château en château et qui a promis à Grillot de l’emmener dans son éternel voyage. L’heure est venue de cette marche vers les montagnes dont l’enfant rêve à cœur perdu. Peut-être découvrira-t-il la réponse aux questions qu’il se pose: de qui est-il le fils? Et pourquoi l’a-t-on abandonné?

 

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Le Génie d’Oc (Simone Weil)

Les Cahiers du Sud était une revue littéraire. Fondée par Marcel Pagnol sous le nom de Fortunio en 1914, elle sera rebaptisée les Cahiers du Sud en 1923 par Jean Ballard. Sa dernière publication a eu lieu en 1966.

En 1943, alors que la Seconde Guerre Mondiale fait rage, un numéro spécial titré « Génie d’Oc et monde méditerranéen » parait. Pour ce numéro, la française Simone Weil ( 03/02/1909 –  24/08/1943) écrira deux articles, intitulés « L’agonie d’une civilisation vue à travers un poème épique » et « En quoi consiste l’inspiration occitanienne ». Ce sont ces deux articles que nous retrouvons regroupés ici aux éditions Caillon Dorriotz.

 

génie d'oc

Présentation de l’éditeur:

Février 1943 : en pleine tourmente de la seconde guerre mondiale, Joë Bousquet consacre un numéro des Cahiers du Sud au « génie d’Oc et l’homme méditerranéen ». Simone Weil y donnera son interprétation philosophique, quasi mystique, de la métaphysique occitane.

Extrait : « L’esprit de la civilisation d’oc au XIIe siècle, tel que nous pouvons l’entrevoir, répond à des aspirations qui n’ont pas disparu et que nous ne devons pas laisser disparaître, même si nous ne pouvons pas espérer les satisfaire ».

 

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Histoire de Jean-l’ont-pris (Joan Batista Favre)

Ce cours roman a été écrit en occitan par le français Joan Batista Favre (28/03/1727 – 06/03/1783). Ce récit existe en deux versions, écrites respectivement en 1756 et 1765. L’ouvrage présenté ici est une traduction depuis l’occitan (languedocien) de Jules Troubat à partir d’une version publié en 1877.

Présentation de l’éditeur:

Nous sommes dans la Vaunage, près de Nîmes au XVIIIe siècle. Jean l’ont-pris, de retour d’enterrer sa femme, et tout à sa joie de l’avoir fait, va raconter son histoire à un gentilhomme croisé par hasard. Dans une langue savoureuse et pleine d’humour, Joan Batista Favre nous conte cette vie truculente, pleine de turpitudes, où sournoiserie et malhonnêteté sont les maîtres-mots. Un des chefs-d’oeuvres des lettres d’oc.

Extrait : « Je vous dirai, monsieur, que je suis né à Solorgues, non pas d’une grande, grande famille, si vous voulez, mais assez passable pour l’endroit. Mon père s’y installa, et y leva boutique de ressemeleur avec l’approbation des puissances, c’est-à-dire du consul, du maréchal et d’un capucin, qui venait y faire tous les ans la quête de l’huile. Il s’y fit tant chérir, tant admirer, enfin il fit si bien qu’il vint à bout de ses désirs et qu’il s’y maria avec une bâtarde du chirurgien de Calvisson. La mère et la fille vivaient là retirées comme deux petites vierges, et des gens dignes de foi m’ont assuré que ma mère était alors la plus gaillarde fille qu’il y eût dans tout le pays. Elle s’appelait Margot, et mon père, devant Dieu soit-il, portait le nom de Truquette. Pour moi, il m’est arrivé comme aux enfants de noblesse qui ne portent pas le nom de leur famille. Je m’appelle Jean-l’ont-pris : non pas que ce soit le nom d’une terre, car, excepté un plein vase où ma mère tenait du basilic sur une fenêtre, mes parents, quand je naquis, ne possédaient pas une pelletée de terre en propre. Mais dans la suite je vous expliquerai d’où me vient ce nom, qui m’est toujours resté depuis. Suivons les choses par leur fil. »

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Les troubadours, leurs vies, leurs œuvres, leur influence (Joseph Anglade)

Cet ouvrage est issu d’un cours donné par le français Joseph Anglade ( 11/10 1868 – 13/07/1930), philologue et romaniste spécialisé dans l’étude de la lyrique des troubadours, et fut publié en 1908.

Source gallica.bnf.fr

Source gallica.bnf.fr

Extrait de l’avant propos:

« Ce livre est issu d un cours professé à l Université de Nancy en 1907-1908. C était là une matière bien nouvelle pour le public éclairé auquel nous nous adressions. Le désir de lui faire connaître sous une forme accessible dépourvue de l appareil d érudition qui accompagne d ordinaire ces études une période glorieuse de notre ancienne littérature explique le caractère de cet ouvrage. Aussi y trouvera-t-on plus d affirmations que de discussions. Il est destiné au grand public, à celui du moins qui sait s intéresser encore aux choses du passé, non parce qu elles sont le passé, mais parce qu elles sont belles et intéressantes. C est à l intention de ce public que nous avons multiplié les citations. Nous aurions désiré les donner dans le texte provençal. On aurait pu ainsi mieux goûter les vers gracieux de Bernard de Ventadour ou de la comtesse de Die, le style ferme et énergique de Peire Cardenal, et surtout tant d artifices de mètre ou de style dont la traduction ne peut garder la moindre trace. Mais ce volume en eût été démesurément grossi, et de plus toute une partie du charme de cette langue aurait échappé à ceux qui ne la connaissent pas… »

Ce que j’en pense:

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