Le dieu nu (Robert Margerit)

Roman du français Robert Margerit (25/01/1910 – 27/06/1988), publié en 1951, recevant le prix Renaudot la même année.

 

 

 

Présentation:

A priori, ce pourrait être une imposture : Le Dieu nu de Margerit ne se dénude jamais ! En guise de la violente passion annoncée, le héros en est encore à rêver, au bout de la cinquantième page, d’une main gantée effleurée, et ce au terme de gentilles conversations de boudoir façon XIXe siècle. En réalité, le XIXe siècle auquel Margerit rend hommage serait plutôt celui de Baudelaire (souvent cité), à l’érotisme suggéré par la chaleur d’une nuque dévoilée ou le froissement d’une étoffe, de cet érotisme alimenté par la frustration et qui imprègne les objets comme les paysages.
Chez Margerit, tout est érotisme, ce qui rend plus acerbe encore sa dénonciation d’une société d’avant-guerre engoncée de façon tout à fait hypocrite dans sa morale de façade.

 

Ce que j’en pense:

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Les allumettes suédoises (Robert Sabatier)

Roman de français Robert Sabatier (17/08/1923 – 28/06/2012), publié en 1969. Premier volet d’un trilogie, la suite étant Trois sucettes à la menthe et le dernier volume les Noisettes sauvages.

 

 

 

Quatrième de couverture:

Sur les pentes de Montmartre, un enfant de dix ans, Olivier, erre le jour et aussi la nuit dans ce vieux quartier de Paris du début des années 30. Sa mère, la belle mercière, vient de mourir et il vit en partie chez le jeune couple formé par ses cousins Jean et Elodie, mais surtout dans les rues de ce temps-là, vivantes, souriantes, animées. C’est là qu’il rencontre une multitude de personnages populaires qui vivent et se croisent sous son regard vif, émerveillé, parfois mélancolique. Soumis à toutes sortes d’influences, cet enfant verra peu à peu la féerie des rues effacer sa peine et sa solitude. 

C’est une ville inattendue qui apparaît alors, un Paris différent de celui que nous connaissons, des coutumes changées, une autre manière de vivre. Merveilleux roman plein de fraîcheur et de charme, de tendresse et d’humour, les Allumettes suédoises est un des plus grands succès de ces dernières années. 

 

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Christine (Stephen King)

Roman de l’américain Stephen King (21/09/1947 –   ), publié en 1983. La publication de la traduction française de Marie Milpois date de 1984 chez Albin Michel.

 

 

Christine de Stephen King - Livre de Poche - 2005

Présentation de l’éditeur:

Christine est belle, racée, séduisante.
Elle aime les sensations fortes, les virées nocturnes et le rock n’roll des années héroïques. Depuis qu’elle connaît Arnie, elle est amoureuse. Signe particulier : Christine est une Plymouth « Fury », sortie en 1958 des ateliers automobiles de Detroit.
Une seule rivale en travers de sa route : Leigh, la petite amie d’Arnie…
Ce roman légendaire de Stephen King, rythmé par la musique de Chuck Berry et de Janis Joplin, a déjà pris place parmi les classiques de l’épouvante.

 

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Antéchrista (Amélie Nothomb)

Antéchrista est un roman de la belge francophone Amélie Nothomb (09/07/1966 –    ). Il a été publié en 2003 aux éditions Albin Michel.

 

 

Présentation de l’éditeur:

Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n’en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n’hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l’installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train. Blanche va très vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice qui a besoin de s’affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera amenée à choisir : se laisser anéantir, ou se défendre. Comptons sur la romancière de Stupeur et tremblements (Grand Prix du roman de l’Académie française) et de Robert des noms propres pour mener à son terme cet affrontement sans merci, et nous donner du même coup un livre incisif, à la fois cruel et tendre, sur les douleurs de l’adolescence.

 

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Les yeux jaunes des crocodiles (Katherine Pancol)

Paru en 2006, il s’agit d’un roman de la française Katherine Pancol (22/10/1954 –   ). Il a obtenu le Prix Maison de la Presse en 2006 et a fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 2014.

 

 

Présentation de l’éditeur:

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l’histoire d’un mensonge. Mais aussi une histoire d’amours, d’amitiés, de trahisons, d’argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c’est la vie.

 

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La lune et le Roi Soleil (Vonda N. McIntyre)

Roman de l’américaine Vonda Neel McIntyre (28/08/1948 –   ), il est paru en 1997 et a reçu le prix Nebula du meilleur roman la même année. Les lecteurs français ont pu le découvrir dès 1999 aux éditions J’ai Lu.

 

Présentation de l’éditeur:

En 1693, le père jésuite Yves de La Croix, explorateur au service du roi Louis XIV, ramène à Versailles un couple de mammifères marins capturés dans les mers du Nouveau Monde. L’un d’eux succombe, tandis que l’autre, la femelle, survit et provoque l’ébahissement général. Marie-Josèphe, la jeune sœur du religieux, qui se voue à l’étude des sciences naturelles loin des intrigues de la cour, devient l’intermédiaire entre les humains et la créature aussi laide que son chant est beau. Protégé par le roi vieillissant qui espère découvrir le secret de l’immortalité, Yves cherche à percer les mystères de la voix divine de l’étrange sirène. Mais revendiquer l’intelligence de cette créature est un grave défi aux conventions aristocratiques et à l’obscurantisme chrétien. Conte tragique où vérité historique et imaginaire se mêlent et se côtoient, La Lune et le Roi-Soleil est aussi un plaidoyer pour la tolérance et la liberté.

 

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Le serment des limbes (Jean-Christophe Grangé)

Sixième roman du français Jean-Christophe Grangé (15/07/1961- ) , il est paru en mars 2007.

 

Présentation de l’éditeur:

QUAND ON TRAQUE

LE DIABLE EN PERSONNE,

JUSQU’OÙ

FAUT-IL ALLER?

Ce que j’en pense:

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Le Parfum (Patrick Süskind)

Édité en 1985, sous titré Histoire d’un meurtrier, il s’agit d’un roman de l’allemand Patrick Süskind (29/03/1949 –  ). Il parait en France en 1986 chez Fayard, traduit par Bernard Lortholary. Une adaptation cinématographique a été faite en 2006 par Tom Tykwer.

 

Présentation de l’éditeur:

Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien.
Or ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bel et bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ».
C’est son histoire, abominable… et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman très vite devenu un best-seller mondial, et aujourd’hui porté à l’écran.

 

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Chroniques italiennes (Stendhal)

Composé de textes publiés tout d’abord séparément de 1829 à 1842, le recueil de nouvelles tel que présenté ici fut publié en 1947. Un premier recueil avait été publié en 1855, treize ans après la mort de Stendhal, pseudonyme d’Henri Beyle (23/01/1783 – 23/03/1842), mais ne contenait pas les trois textes suivants: San Francesco à Ripa, Trop de faveur tue et Suora Scolastica. Deux de ces chroniques, Trop de faveur tue et Suora scolastica, sont inachevées.

 

Chroniques italiennes - Stendhal

 

Quatrième de couverture:

« Pour moi, le récit de ce procès et de ces supplices me fournit sur le coeur humain des données vraies et inattaquables, sur lesquelles on aime à méditer la nuit en courant la poste. 

J’aimerais bien mieux trouver les récits d’amour, d’intrigues savantes pour capter des héritages, mais la main de fer de la justice n’étant point entrée dans de tels récits, quand même je les trouverais, ils me sembleraient moins dignes de confiance. »

 

Ce que j’en pense:

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Le joueur (Fiodor Dostoïevski)

Publié en 1866 par le russe Fiodor Dostoïevski (30/11/1821 – 28/01/1881), le Joueur est en grande partie inspiré par la vie de l’auteur. Il sera publié en France par Plon en 1887.

 

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Résumé de l’éditeur:

Alexis Ivanovitch joue d’abord pour gagner, puis pour étonner, enfin pour espérer. Il n’a pas misé seulement de l’argent mais sa vie elle-même. Ce récit suit comme une ombre la vie de Dostoïevski, durant quinze ans, à Moscou et à Baden-Baden où il se ruina au jeu. Jouer, c’est tenter le diable, c’est aussi tenter Dieu. Alexis a voulu tout risquer, toucher le fond pour connaître la compassion et la grâce divine. Il y a une autre malédiction dans la vie du joueur, une femme-bourreau, Pauline, la belle-sœur du général qu’il sert comme précepteur. C’est, dans la vie de l’auteur, Apollinaria, que Dostoïevski aima d’un amour douloureux. Autour d’eux, des êtres malfaisants ou étonnants, dévorés par la passion du gain. Ce court roman, plein de brio, annonce toute l’œuvre de Dostoïevski. « Demain, demain tout cela finira », dit le joueur qui recommence à jouer éternellement.

Ce que j’en pense:

Je découvre Dostoïevski avec ce roman. On y découvre un portrait grinçant des Français et des Allemands, que l’auteur semble ne pas beaucoup apprécier! Mais il sait également se montrer critique envers les russes et envers lui-même. En effet, ce roman a une grande part autobiographique, Dostoïevski ayant eu des problèmes d’addiction au jeu, à la roulette notamment. Ainsi, Alexis Ivanovitch, précepteur bien sous tout rapport, amoureux de Pauline, va se transformer en un tout autre homme au contact du jeu. Dans un état second, comme en transe, il va jouer, gagner et perdre des sommes considérables.

La fièvre provoquée par le jeu est également bien décrite au travers du personnage de la grand-mère, Antonine Vassilievna Tarassevitch, que tout le monde ou presque croyait sur le point de mourir. Cette femme, se déplaçant en fauteuil roulant, a une forte personnalité, une détermination à toute épreuve. Ou presque. Car face au jeu, elle succombe, avec frénésie.

« Hébété », « fou », ayant l’impression d’avoir passé son « temps dans un asile d’aliénés », tel est le ressenti d’Alexis Ivanovitch face à ce tourbillon du jeu qui l’emporte, lui faisant tout oublier, qui il est, jusqu’à la femme qu’il aime et pour laquelle il était prêt à tout. Et au delà de l’argent qu’il a perdu, c’est aussi celle qui compte à ses yeux qu’il perd. Il se perd lui-même.

 

Édition présentée: Le Livre de Poche Classique, édition de 1962, préfacée par Michel Butor. Traduit du russe par Sylvie Luneau. Domaine public. Disponible en numérique et en audio.

 

Lecture faite dans le cadre du challenge Goodreads et le Club de Lecture VendrediLecture de Janvier.

CLVL Jan2015

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