La chute (Albert Camus)

Court roman du français Albert Camus (07/11/1913 – 04/01/1960), Prix Nobel de littérature en 1957, publié aux éditions Gallimard en 1956.

 

 

 

Quatrième de couverture:

Sur le pont, je passai derrière une forme penchée sur le parapet, et qui semblait regarder le fleuve. De plus près, je distinguai une mince jeune femme, habillée de noir. Entre les cheveux sombres et le col du manteau, on voyait seulement une nuque, fraîche et mouillée, à laquelle je fus sensible. Mais je poursuivis ma route, après une hésitation… J’avais déjà parcouru une cinquantaine de mètres à peu près, lorsque j’entendis le bruit, qui, malgré la distance, me parut formidable dans le silence nocturne, d’un corps qui s’abat sur l’eau. Je m’arrêtai net, mais sans me retourner. Presque aussitôt, j’entendis un cri, plusieurs fois répété, qui descendait lui aussi le fleuve, puis s’éteignit brusquement. 

 

 

Ce que j’en pense:

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Paris est une fête (Ernest Hemingway)

Récit autobiographique de l’américain Ernest Hemingway ( 21/07/1899 – 02/07/1961), publié à titre posthume en 1964. La traduction française de Marc Saporta est parue la même année chez Gallimard.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

« Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu’elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l’allumage de la vieille Ford T qu’elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s’occupait de sa voiture – un conscrit de 1918 – n’avait pas pu faire le nécessaire, ou n’avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n’avait pas été sérieux et le patron l’avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé :« Vous êtes tous une génération perdue. » « C’est ce que vous êtes. C’est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue. »

 

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Le Fils (Jo Nesbø)

Roman du norvégien Jo Nesbø (29/03/1960 –  ) publié en 2014. La traduction française de Hélène Hervieu est parue en Octobre 2015 chez Gallimard.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

Sonny Lofthus a passé la moitié de sa vie en prison pour des crimes qu’il n’a pas commis. En échange de doses d’héroïne apportées jour après jour par des gardiens véreux, il accepte de les endosser. La drogue, c’est pour oublier le suicide de son père, policier corrompu. Les autres détenus voient en lui une figure mystique et certains d’entre eux viennent même se confesser dans sa cellule. 
Un jour, un des prisonniers lui révèle la terrible vérité sur la mort de son père. Cette confession tire Sonny de sa torpeur. Obsédé par la vengeance, il s’évade pour faire payer ceux qui ont trahi son père et détruit son existence. Quel qu’en soit le prix.

 

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1984 (George Orwell)

Publié en 1949 par l’anglais George Orwell, pseudonyme de Eric Arthur Blair (25/06/1903 – 21/01/1950). La traduction française d’Amélie Audiberti paraît en 1950 aux éditions Gallimard.

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture:

«De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

 

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Des souris et des hommes ( John Steinbeck)

Publié en 1937 par l’américain John Steinbeck (27/02/1902 – 20/12/1968) sous le titre Of Mice and Men. La traduction française de Maurice-Edgar Coindreau parut en 1939 aux éditions Gallimard. Steinbeck a reçu le Prix Nobel de Littérature en 1962.

 

 

 

Quatrième de couverture:

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.

– Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.

Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.

– Non, j’vous en pris, supplia-t-il. Oh, j’vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.

Elle se débattait vigoureusement sous ses mains…

– Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins.

 

 

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La Fille-Sortilège (Marie Pavlenko)

Publié en 2013 aux éditions Le Pré aux Clercs dans la collection Pandore par la française Marie Pavlenko (1974 –  ). Ce roman a reçu le Prix Elbakin 2013 du meilleur roman fantasy Jeunesse français.

 

 

Présentation de l’éditeur:

Érine pensait avoir tout perdu lorsqu’elle a été rejetée de la Cité des Six par les Clans, lorsqu’elle est devenue une orkla. Pourtant, elle a réussi à survivre, grâce à Malcor, le déterreur de cadavres. Maintenant que celui-ci est mort, c’est elle la déterreuse. Mais sa vie risque d’être, une nouvelle fois, bouleversée. En effet d’étranges phénomènes semblent se produire parmi les Clans: épidémies, pénuries… On raconte même que la magie serait en train de disparaître, mettant la Cité des Six en péril.

Avec la Fille-Sortilège, Marie Pavlenko crée un univers original et un personnage de jeune femme forte et volontaire. Elle n’en oublie pas pour autant l’aventure et la justesse d’écriture. Autant d’ingrédients qui lui ont valu de recevoir le prix Elbakin, catégorie jeunesse, en 2013.

 

 

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Madame Bovary (Gustave Flaubert)

Publié sous forme de feuilleton en 1856, son auteur, le français Gustave Flaubert (12/12/1821 – 08/05/1880), est jugé en février 1857 pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs ».

 

 

bovary

Quatrième de couverture:

Jamais Madame Bovary ne fut aussi belle qu’à cette époque… Ses convoitises, ses chagrins, l’expérience du plaisir et ses illusions toujours jeunes, comme font aux fleurs le fumier, la pluie, les vents et le soleil, l’avaient par gradation développée, et elle s’épanouissait enfin dans la plénitude de sa nature. Ses paupières semblaient taillées tout exprès pour ses longs regards amoureux où la prunelle se perdait, tandis qu’un souffle fort écartait ses narines minces et relevait le coin charnu de ses lèvres qu’ombrageait à la lumière un peu de duvet noir. 

 

Ce que j’en pense:

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L’enfant qui criait au loup (Gunnar Staalesen)

Roman policier du norvégien Gunnar Staalesen (19/10/1947 –  ), publié en 2006, mettant en scène le détective privé Varg Veum.

 

 

Quatrième de couverture:

Avant d’être détective privé, Varg Veum travaillait à la Protection de l’enfance. Trop idéaliste et entier, il avait fini par en être renvoyé. Parmi les enfants qu’il avait essayé d’arracher à un destin déjà écrit figurait Janegutt, dont il s’était occupé à plusieurs reprises. Aujourd’hui devenu adulte et accusé du meurtre de ses parents adoptifs, Janegutt est retranché dans un fjord et ne veut parler qu’à une seule personne : Varg Veum.

 

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La Horde du Contrevent (Alain Damasio)

Deuxième roman du français Alain Damasio (01/08/1969-  ), il est publié aux éditions La Volte en 2004.

 

la horde du contrevent

 

Quatrième de couverture:

Un groupe d’élite, formé dès l’enfance à faire face, part des confins d’une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l’origine du vent.Ils sont vingt-trois, un bloc, un noeud de courage: la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d’un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

Expérience de lecture unique, la Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d’un même feu l’aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d’un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse: Alain Damasio joue de sa plume comme d’un pinceau, d’une caméra ou d’une arme…

Chef-d’oeuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l’Imaginaire.

 

 

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Mémoires d’Hadrien (Marguerite Yourcenar)

Publié en 1951 chez Plon, ce roman historique de la française Marguerite Yourcenar nous plonge dans le règne d’Hadrien.

 

Mémoires d’Hadrien Marguerite Yourcenar Folio (1977)

 

Présentation de l’éditeur: 

Cette oeuvre, qui est à la fois roman, histoire, poésie, a été saluée par la critique française et mondiale comme un événement littéraire. En imaginant les Mémoires d’un grand empereur romain, l’auteur a voulu « refaire du dedans ce que les archéologues du XIXe siècle ont fait du dehors ». Jugeant sans complaisance sa vie d’homme et son oeuvre politique, Hadrien n’ignore pas que Rome, malgré sa grandeur, finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l’importance de penser et de servir jusqu’au bout. 

« … Je me sentais responsable de la beauté du monde », dit ce héros dont les problèmes sont ceux de l’homme de tous les temps : les dangers mortels qui du dedans et du dehors confrontent les civilisations, la quête d’un accord harmonieux entre le bonheur et la « discipline auguste », entre l’intelligence et la volonté.

Ce que j’en pense:

Ce récit se présente comme une longue lettre adressée à Marc Aurèle, petit-fils adoptif  d’Hadrien. Ce dernier, malade du cœur, affaibli, sachant la mort proche, y narre sa vie d’empereur et adresse ses recommandations. Nous découvrons donc Hadrien  tenant les rênes de l’Empire de la façon qui lui parait la plus juste, renonçant à quelques territoires pour assurer la paix, pensant ainsi davantage aux autres qu’à lui-même, se moquant presque de l’empreinte qu’il laissera dans l’Histoire. Voici Hadrien l’Empereur. Mais qu’en est-il de l’homme, de ses sentiments? Difficile de s’en faire une idée, tant sa fonction était importante. Seule l’évocation du jeune et beau Antinoüs donne lieu à une sorte de confidence. Et puis nous avons à faire avec un homme près de mourir, résigné et qui n’a donc pas le temps de se laisser aller à pleurnicher ou s’extasier sur son passé.

C’est un roman que je n’aurais probablement jamais lu sans Nathalie qui a lancé cette lecture commune. Hormis les mots « mur » et « empereur », je ne connaissais rien de ce Caesar. Malgré une lecture difficile, ce roman étant un texte assez exigeant, ma curiosité a été piquée et j’ai tenu bon jusqu’à la fin. Je ne le regrette pas. Sûrement que certains aspects philosophiques m’auront échappé , mais le fait de m’avoir redonné envie de me plonger en Rome Antique n’est pas négligeable. Et dans notre monde où règne l’homophobie, il est parfois utile de jeter un œil en arrière et de voir que ces belles amours étaient vécues sans tabou et par les plus grands.

Une lecture exigeante mais enrichissante.

 

Titre: Mémoires d’Hadrien

Auteur: Marguerite Yourcenar

Première publication: 1951 (Plon)

Édition présentée: Folio (Gallimard) (1977)

ISBN: 9782070369218

 

Cette lecture entre dans le cadre du challenge ABC

challenge abc 2013

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