Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? (Philip K. Dick)

Roman de l’américain Philip K. Dick (16/12/1928 – 02/03/1982), publié sous le titre Do Androids Dream of Electric Sheep? en 1968. La traduction française de de Serge Quadrupanni paraît en 1976 aux éditions Champ Libre.

 

 

blade runner couv

 

Présentation de l’éditeur:

Le mouton n’était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature – les voisins n’y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l’illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n’est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu’il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c’est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs – normal, c’est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n’a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s’est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu’a-t-il à perdre ?

 

Ce que j’en pense:

Quand les androïdes sont suffisamment évolués pour parvenir à se fondre parmi la population humaine, qu’ils s’y cachent pour ne pas être éliminés, comment les détecter de manière sûre?

Si proches des humains, les androïdes peuvent-ils avoir des sentiments, des rêves? Et les humains peuvent-ils avoir des sentiments pour les androïdes? Peuvent-ils les aimer? Une empathie est-elle possible entre ces deux catégories? On assiste ici à une sorte de déshumanisation de l’homme, à l’humanisation des machines et hommes et androïdes finissent par ne plus se différencier les uns des autres. 

Ce sont toutes ces interrogations qui fusent au fil de la lecture de ce roman plutôt court, récit qui, par le biais de cette relation humain/androïdes, traite aussi de différence, de sa perception, de son acceptation. 

Une lecture qui m’a sortie de ma zone de confort, vu que je lis rarement de Science-Fiction, ce qui n’est pas pour me déplaire. Car même si certains aspects m’ont paru un peu vieillots, en remettant ce texte dans son contexte d’écriture, cela reste un très bon roman qui amène son lecteur à s’interroger. Le genre de chose qui me plaît particulièrement dans un récit.

 

Édition présentée: Jean-Claude Lattès (1979). Titre original: Do Androids dream of electric sheep? Traduit de l’anglais (États-Unis) par Serge Quadrupanni.

 

Lecture faite dans le cadre du Club de Lecture VendrediLecture

CLVL Fév 2020

 

 

 

 


Une réflexion sur “Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? (Philip K. Dick)

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