La ferme des animaux (George Orwell)

Court roman du britannique George Orwell (25/06/1903 – 21/01/1950), publié en 1945 sous le titre Animal Farm. A Fairy Story. La traduction en français de Jean Quéval paraît en 1981 aux éditions Champ Libre.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

«Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :
« Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. »
Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :
« Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. »»

 

Ce que j’en pense:

Dans ce roman aux allures de fables, les animaux chassent le fermier et s’emparent de l’exploitation pour le bien commun. On reconnaît rapidement sous ce changement de situation la révolution russe et le stalinisme. Manipulation des foules, dérives qui mènent à l’exploitation d’autrui pour l’enrichissement personnel, pour la prise de pouvoir. Comme toute fable, chaque animal représente une partie de la population. Ainsi, les moutons sont la foule crédule et manipulable à souhait, alors que les cochons représentent les leaders, le pouvoir.

On y suit l’enthousiasme des débuts d’une nouvelle ère, l’implication de tous pour la réussite de l’accomplissement de cet idéal, qui vire petit à petit à l’aveuglement, au déni, jusqu’à la terrible prise de conscience finale. On y voit tous les indices de la manipulation, on se dit que ce n’est pas possible de tomber dans le panneau, de se laisser avoir aussi facilement, de ne pas voir, de ne pas se rendre compte de la situation. Et on en vient à transposer cela à nous même: suis-je manipulé.e? Cela permet une prise de conscience, le développement de l’esprit critique. Mais n’est-il pas déjà trop tard?

Un roman bien moins sombre que 1984, du même auteur, mais qui dénonce les mêmes dérives totalitaires, sous ses airs un peu légers de fable. Mais c’est pour offrir une fin encore plus percutante.

 

Édition présentée: Folio ( 04/01/1984). Titre original: Animal Farm. A Fairy Story. Traduit de l’anglais par Jean Quéval. ISBN/EAN13: 9782070375165. Également disponible en format audio.

 

Lecture faite dans le cadre du Club de Lecture VendrediLecture

 

 

 

 

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio/La-ferme-des-animaux


2 réflexions sur “La ferme des animaux (George Orwell)

  1. S’il est d’apparence moins sombre, il n’a en effet une morale pas plus joyeuse. Et cette fin… je me souviens encore avoir eu littéralement la nausée en lisant les dernières lignes ! Jamais je n’avais eu de réaction physiologique si forte avec un livre !

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