Premier sang (La Première Loi T1) (Joe Abercrombie)

Premier volet de la trilogie La Première Loi du britannique Joe Abercrombie (31/12/1974 –  ), publié en 2006 sous le titre The Blade Itself. La traduction de Brigitte Mariot paraît en France en 2007 aux éditions J’ai Lu sous le titre l’Éloquence de l’Épée. Il est réédité par les éditions Pygmalion sous le titre Premier Sang en 2010.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

L’Union n’est plus que l’ombre d’elle-même, menacée au nord par les clans barbares et au sud par de curieuses rumeurs en provenance du Gurkhul. Chacun s’efforce désormais de sauver ce qui peut l’être. Logen Neuf-Doigts, le barbare le plus redouté du Nord, a finalement vu la chance tourner : son dernier combat risque bien d’être celui de trop. Le capitaine Jezal dan Luthar, aussi égoïste que séduisant, préfère arnaquer ses amis aux cartes que risquer sa vie sur le champ de bataille. L’Inquisiteur estropié Glotka est capable du meilleur comme du pire pour arracher la corruption du cœur de l’Union… surtout du pire. Et l’irascible Bayaz est peut-être le Premier des Mages, peut-être un imposteur, mais très certainement la source des ennuis qui s’apprêtent à accabler cet improbable trio…

 

Ce que j’en pense: 

Au fil des pages, le lecteur fait connaissance avec différents personnages. Le lecteur découvre ainsi Logen Neuf Doigts, homme du Nord qui parle aux esprits, un gars tout simple, plutôt bourru mais un guerrier vraiment hors pair, qui a parfois du mal à croire qu’il soit encore vivant tant il réchappe à des situations compliquées. « Encore en vie » dit-il souvent, comme s’il était surpris/soulagé de l’être encore. Il croit ses amis (qui sont d’anciens ennemis) Renifleur, Séquoia, Dow le sombre, Le Sinistre, morts. Logen a été séparé de leur groupe et ces derniers le croient lui aussi mort, « retourné à la boue ». Jezal dan Luthar, jeune militaire issu de la haute société et un poil prétentieux et arrogant, qui s’entraîne dans le but de remporter le célèbre Tournoi d’escrime. Il y a aussi Sand dan Glotka, Inquisiteur, mon préféré. Il torture avec l’aide de ses deux fidèles Tourmenteurs Severard et Frost l’albinos, alors que lui-même a été fait prisonnier et torturé durant deux ans par les Gurkhiens, un peuple du Sud de l’Union et qui menace à nouveau les frontières. Il ne cesse de se demander pourquoi il agit ainsi, alors qu’il n’en tire aucune satisfaction. C’est un homme torturé, intérieurement, par ce qu’il a vécu et ses questionnements quant à ses agissements présents, et physiquement, car les tortures qu’il a subi ont laissé de graves séquelles (il boîte, souffre, n’a plus beaucoup de dents). Autre personnage, West est un soldat qui a réussi à monter les échelons non grâce à sa naissance, mais bien grâce à son mérite. Enfin, autre ennemi, Bethod, Roi du Nord, prenant ainsi l’Union en tenaille. Les personnages sont bien plus nombreux, bien sûr, ce roman grouille de relations entre chacun d’eux. Les personnages penchent plus du côté antihéros et ce n’est pas pour me déplaire.

Ce premier volet de la trilogie La Première Loi est donc un volume de présentation des personnages, de mise en place du décor, de l’intrigue. Comme avec David Gemmell, on s’intéresse à la psychologie des personnages. Mais Joe Abercrombie est bien plus dark dans ses propos. Il est d’ailleurs considéré comme l’un des représentants d’un sous-genre de la dark fantasy, le courant gritty ou grimdark. Les dialogues sont plus crus, les mentions au sexe sont très directes. Si cela dérange certains lecteurs, ce n’est pas mon cas. Je trouve au contraire que cela correspond très bien aux personnages, à l’ambiance, à l’univers. Et puis, franchement, il faut parfois appeler un chat un chat! En tout cas, je trouve ça vraiment bien fait.

Au-delà de la mise en place des personnages, on y suit des intrigues politiques et un conflit s’apprête à éclater au nord du pays. Les peuples du Nord ont un Roi, Bethod, qui veut faire plier l’Union. Bethod est également l’ennemi de Logen et sa bande, qui l’ont servi autrefois. Les relations entre les personnages est complexe, certains ont des liens entre eux sans le savoir par l’intermédiaire d’une connaissance commune. Peu à peu, le tableau se tisse, l’auteur prend son temps et j’ai pourtant avalé les pages avec envie.

Un premier opus de présentation qui rend addict et qui annonce une suite prometteuse. De la dark fantasy comme je l’aime!

 

Édition présentée: Bragelonne (17/11/2017). Titre original: The blade itself. Traduit de l’anglais par Brigitte Mariot. ISBN/EAN13: 9782811225988. Également disponible en numérique.

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