De grandes espérances (Charles Dickens)

Roman du britannique Charles Dickens (07/02/1812 – 09/06/1870), publié en feuilleton de 1860 à 1861. La traduction française de Charles-Bernard Derosne paraît en 1864.

 

 

Présentation:

Pip, orphelin élevé par une soeur revêche, vit rongé par la honte: celle d’être à la charge de son beau-père, le forgeron Joe Garnery – celle d’avoir aidé, dans les marais, un forçat évadé, Magwitch, et celle ,enfin, de sa pauvreté devant Estella, la pupille de la riche Melle Havisham. Il rêve de devenir digne de la conquérir quand on lui annonce que de grandes espérances lui sont permises grâce à un mystérieux mécène. Il part alors pour Londres où il acquiert le vernis social , et aussi le snobisme du gentilhomme. Tout vacille lorsqu’il apprend que son bienfaiteur n’est autre que Magwitch…

 

Ce que j’en pense:

Pip est orphelin. Élevé par sa sœur particulièrement détestable, il trouve en son beau-frère, le forgeron Joe Margery, un sorte d’ami, de compagnon d’infortune, ce dernier subissant tout autant les foudres de son épouse que l’enfant. Pip est le narrateur de ce récit. Il nous raconte son quotidien de brimades, de coups. L’enfant ayant un bon fond, il va venir en aide, un peu malgré lui, poussé par la peur, à un forçat évadé. La culpabilité qui va être la sienne suite à cet événement va bien mettre l’accent sur son innocence, sa naïveté enfantine. Pip est de plus peu ou pas instruit, et on le ressent dans ces propos. Voué à devenir l’apprenti du forgeron, il va servir de garçon de compagnie à Miss Havisham, une riche et étrange femme ayant sous sa tutelle Estella, une jeune fille dont Pip va tomber amoureux. Hélas! Notre jeune héros se rend compte que sa condition d’orphelin sans fortune et sans éducation ne peut que lui porter préjudice auprès de la belle Estella…

Roman d’apprentissage, De grandes espérances (parfois traduit Les grandes espérances) n’a cependant pas su me convaincre. J’ai eu beaucoup de mal à me faire au style d’écriture. Je ne doute pas un instant que Dickens ait voulu donner du réalisme à son récit, mais du coup, les propos de Pip, sa manière enfantine de s’exprimer m’ont donné beaucoup de mal à entrer dans cette lecture, que j’ai finalement abandonnée. Il m’est donc difficile de juger ce récit sur autre chose que l’impression qu’il m’a donné, celle d’un babillage dont j’avais peine à suivre le cheminement par moment. Pip m’est apparu comme une caricature d’un enfant un peu simplet et cette sensation que le trait était forcé m’a rebutée. J’ai peut-être eu tort de ne pas persévérer, mais j’avoue avoir bien moins de scrupules à abandonner une lecture qu’il y a quelques temps.

Ce récit n’a pas su me captiver, mais il n’est pas dit qu’il en sera de même pour vous. Je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre opinion sur le sujet.

 

Édition présentée: École des Loisirs (1993). Titre original: Great Expectations. Traduit de l’anglais par Charles-Bernard Derosne, révisé par Frédérique Pressmann. Disponible en numérique (libre de droits)

 

Lecture faite dans le cadre du challenge 12 mois 12 titres

 


Une réflexion sur “De grandes espérances (Charles Dickens)

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