L’appel de la forêt (Jack London)

Roman de l’américain Jack London (12/01/1876 – 22/11/1916), publié en 1903. La traduction française de Raymonde de Galard paraît en France en 1906.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

Enlevé à l’affection de son maître, Buck devient chien de traîneau dans le Grand Nord. Il découvre la cruauté des hommes et la rude loi de l’attelage. Sa vie n’est plus qu’une course interminable entrecoupée de combats de chiens. Un nouveau maître gagne de nouveau sa confiance et son affection, mais son instinct sauvage se réveille…
Buck pourrra-t-il résister à l’appel de la forêt ? 

 

Ce que j’en pense:

Monarque en son royaume du sud auprès du juge Miller, Buck le chien, Buck le magnifique, régnait sur son petit monde. Jusqu’au jour où l’un de ses sujets, Manoël, le trahit, lui passe la corde au cou et le vend, le condamnant désormais à une existence difficile. On suit donc cet animal intelligent et fort, capable de reconnaissance envers ses maîtres quand ceux-ci se montrent justes envers lui, dans cette nouvelle vie au cours de laquelle il va subir de mauvais traitements et va en tirer enseignement, il va retrouver des instincts ancestraux oubliés, jusqu’à retrouver cet état sauvage dont tout chien est issu, redevenant un loup. Un loup chef de meute. Ainsi Buck, à nouveau libre, redevient roi, d’un autre royaume. La boucle est bouclée.

Comment ne pas redevenir sauvage alors que les hommes sont si peu nombreux dans ces grandes étendues froides et inhospitalières? Je suis même tentée de faire un raccourci, en disant que Buck répondant à l’appel de la forêt, au retour aux sources, est une manière de parler de retour à la nature chez l’homme. Après tout, dans ce roman, la nature fait partie des personnages tant elle est présente, à travers les forêts, la neige, les rivières gelées. Et puisque nous en sommes à faire des analogies avec les hommes, ne peut-on pas considérer le sort de Buck, enlevé à son royaume, à son foyer, vendu et envoyé bien loin de chez lui, comme étant celui des esclaves noirs arrachés de leurs terres africaines, vendus eux aussi et envoyés en Amérique?

On ne peut s’empêcher de faire également le parallèle avec Croc-Blanc, qui en est le reflet inversé, ce dernier étant né sauvage et finissant auprès d’un maître avec qui il coule des jours heureux.

Au-delà des messages passés par l’auteur au travers de son héros canin, ce récit d’aventure est dépaysant. Le Grand Nord nous absorbe tout entier, nous capture dans ces paysages grandioses et désolés, et Buck, par son caractère franc et déterminé, est poussé non par l’intérêt (après tout, il a connu plus confortable que les plaines glacées!) mais par la conviction, ce qui en fait en quelque sorte un personnage incorruptible, ce que ne sont pas les hommes civilisés.

Un roman intemporel agréable à lire et relire.

 

Édition présentée: Folio Junior édition spéciale (1987). Titre original: The call of the wild. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Raymonde de Galard. Illustré par Tudor Banus. ISBN/EAN13: 9782070334315. Également disponible sur support numérique et audio.

 

Lecture faite dans le cadre de la lecture commune du Club de Lecture VendrediLecture

 

 

 

 

 


Une réflexion sur “L’appel de la forêt (Jack London)

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