La religieuse (Denis Diderot)

Roman du français Denis Diderot (05/10/1713 – 31/07/1784), publié à titre posthume en 1796.

 

 

 

Présentation:

Un de ses amis, le marquis de Croismare, s’étant intéressé au sort d’une jeune femme qui demandait à sortir du couvent où elle avait été placée contre son gré, Diderot eut l’idée facétieuse, en 1760, de lui adresser des lettres prétendument écrites par la religieuse qui lui demandait secours. Le marquis tomba dans le piège, une correspondance s’ensuivit, et l’écrivain, pris à son propre jeu, finit par composer les mémoires que Suzanne Simonin était censée avoir écrits à l’attention de Croismare.

« Effrayante satire des couvents » – la formule est de Diderot -, ce roman d’une destinée malheureuse est d’une impitoyable vérité. Mais d’une vérité également engagée, car derrière la voix de Suzanne résonne celle de l’auteur lui-même, qui ne consent pas à voir l’épanouissement humain entravé par l’enfermement ni les exigences de la nature bafouées par la complaisance conjointe des familles et de l’église. Diderot y est présent tout entier. 

(présentation de Le Livre de Poche)

Ce que j’en pense:

Une jeune femme envoyée au couvent contre son gré, et qui découvre par la même occasion que celui dont elle porte le nom n’est pas son père biologique. Son avis importe peu, son vie lui échappe, son destin est déjà décidé pour elle, qu’elle soit d’accord ou pas. Il en sera tel que sa famille le veut, elle ne ressortira pas de là. Le couvent devient sa prison. Elle y connaîtra l’amitié, mais aussi la haine et les mauvais traitements.

Diderot n’est pas tendre du tout face à cette pratique, l’enfermement, l’emprisonnement (je ne crois pas que le mot soit trop fort dans certaines situations) de jeunes femmes contre leur volonté, et n’hésite pas à montrer le pire de ce qui peut arriver entre les murs des couvents. Si l’intention est louable, j’ai cependant trouvé que le personnage de Suzanne Simonin, par ses plaintes, ses geignements, ses « oh, pourquoi moi! » m’a peu à peu exaspérée. Bien sûr, la pauvre fille est seule contre tous, mais il m’a semblé qu’elle en faisait un peu trop. Je ne parle même pas de son innocence exagérée lorsqu’elle trouve refuge dans un nouveau couvent et s’attire les faveurs de la Supérieure. Je sais qu’il faut savoir remettre ce récit dans le contexte de mœurs de l’époque où il a été écrit, mais non, vraiment, plus j’avançais dans ma lecture et plus ma sympathie se transformait en agacement.

Un classique qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je n’y ai pas trouvé de réel divertissement, ni d’enseignement quelconque. Une lecture dont j’aurais pu aisément me dispenser, et que je n’aurais pas faite si le livre ne traînait pas sur mes étagères depuis si longtemps. Ce n’est pas mauvais, mais à titre personnel, je n’y ai pas trouvé mon compte. Le fait qu’il s’agisse d’un roman inachevé y est probablement pour beaucoup.

 

Édition présentée: Presses de la Renaissance (1972). ISBN/EAN13 Livre de Poche: 9782253009696.

 

Lecture faite dans le cadre du challenge 12 mois 12 titres

 

 

 


2 réflexions sur “La religieuse (Denis Diderot)

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.