Ad unum (Didier Fossey)

Roman du français Didier Fossey publié en octobre 2011 aux éditions Les 2 Encres.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

Paris, février 2011. Le froid, la neige, le verglas. Une nouvelle victime est retrouvée pendue, les mains attachées, avec une inscription latine gravée sur le front : « AD UNUM », qui signifie « jusqu’au dernier ». Deux autres victimes ont déjà été découvertes dans les mêmes conditions. Le commandant Boris le Guenn, chef de groupe de la B.A.C. au 36 Quai des Orfèvres, et son équipe ont affaire à un redoutable psychopathe qui agit de façon méthodique et discrète. Quelles sont ses véritables motivations ? L’enquête se révèle difficile, le tueur n’hésitant pas à impliquer personnellement les policiers dans son projet machiavélique pour parvenir à ses fins. Mais tout rouage est capable de se gripper…

Le mot de l’éditrice :
L’auteur nous plonge en immersion au 36 Quai des Orfèvres, à la recherche d’un tueur en série hors du commun. Le scénario est habilement imaginé et la tension s’accroît au fil des pages. L’écriture brute et sans fioritures de Didier Fossey, policier à la retraite, crée une atmosphère très réaliste. Avis aux amateurs de romans policiers à la française !

 

 

Ce que j’en pense:

En suivant plusieurs personnages, ce récit entraîne le lecteur à découvrir tour à tour une enquête de police et les agissements du criminel traqué et de ses complices pour échapper à la prison. Ainsi s’installe un jeu du chat et de la souris permettant d’avoir toutes les cartes en main. Ou d’avoir l’impression de les avoir. Car finalement, le lecteur tâtonne un peu aussi pour saisir les liens entre certains personnages abordés. C’est que l’auteur est doué pour entretenir le suspense! Mais peu à peu, les indices tombent et offrent un super final, sobre mais d’un réalisme incontestable. Le style est brut, sans fard, direct. Didier Fossey se concentre sur l’essentiel et le rendu est impeccable. L’intrigue en elle-même est mise en place de manière agréable et fluide, et on enchaîne sans trêve les courts chapitres qui rythment le récit, on avance dans l’histoire, totalement happé.

Ce roman est écrit par un ancien policier et ça se sent! On sent qu’il sait de quoi il parle. La hiérarchie à respecter, les rapports et compte-rendus à faire, la répartition des tâches pour un résultat optimum en un temps réduit. La fatigue accumulée parce qu’il faut parfois faire des heures supp’ pour arrêter un criminel, la famille un peu mise de côté et malgré tout parfois exposée. L’auteur nous montre les coulisses d’un métier loin d’être facile, sans s’appesantir dessus. Il aborde toutes les difficultés rencontrées parce qu’elles font partie du quotidien des policiers, et que chacune d’elles peut influencer sur l’efficacité de l’enquêteur. Cela s’intègre parfaitement au récit, sans l’alourdir.

Je découvre Didier Fossey avec ce texte, et ce fut une très agréable découverte! Un récit bien rythmé, une écriture sans fioriture, une intrigue haletante et prenante, un super polar!

 

Édition présentée: Hardigan (26/10/2018). Version audio lue par Nicolas Planchais. Roman également disponible sur support papier.

 

Merci à Angèle Boutin de l’équipe Audible pour cette nouvelle merveille! 

 

 

 

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