Wild Cards T1 (collectif)

Premier volume d’une série de science-fiction uchronique de super-héros, collaboration de plusieurs auteurs (Howard Waldrop ; Roger Zelazny ; Walter Jon Williams ; Melinda M. Snodgrass ; Michael Cassutt ; David D. Levine ; Lewis Shiner ; Victor Milán ; Edward Bryant et Leanne C. Harper ; Stephen Leigh ; Carrie Vaughn ; John J. Miller ; George R.R. Martin, pour ce premier opus) rassemblés autour de ce projet par George R.R. Martin, et publié en 1987. La traduction française de Pierre-Paul Durastanti et Henry-Luc Planchat est publiée chez J’ai Lu en 2014 dans la collection Nouveaux Millénaires.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

1946. Un virus extraterrestre frappe le monde, tuant quatre-vingt-dix pour cent de ceux qu’il touche. L’immense majorité des survivants subit des mutations délétères, mais quelques élus y gagnent des pouvoirs surnaturels. Parmi ces surhommes, certains ont choisi de défendre ce qu’il reste de la race humaine, tandis que d’autres ont opté pour des voies plus tortueuses…

 

Ce que j’en pense:

Wild Cards, c’est un recueil de nouvelles qui s’inscrivent toutes dans le même univers, dans lesquelles certains personnages sont récurrents. Comment parvient-on à une telle prouesse? Tout d’abord, Wild Cards est né suite à des parties de jeu de rôle Superworld, auquel Martin et ses amis ont joué durant deux ans. La plupart des personnages que le lecteur retrouve dans ces pages sont ceux que les auteurs ont fait vivre durant leurs parties. Au départ, le projet devait être tout autre, mais Howard Waldrop, en situant sa nouvelle en 1946, donna le ton: les auteurs allaient pouvoir ainsi inscrire leurs personnages dans l’Histoire américaine, permettant un exercice créatif plus intéressant que prévu.

Le lecteur, au fil des textes, (re)découvre certains faits marquants des États-Unis, tels que la chasse aux communistes lancée par McCarthy, la Guerre Froide et l’espionnage qui s’est développé, on aborde l’assassinat de John F. Kennedy et le cinéma hollywoodien, mais aussi les mouvements antimilitaristes suite à la guerre au Viet-Nam. On y trouve également des légendes urbaines, comme l’existence d’alligators dans les égouts de New York.

Un virus extraterrestre est donc répandu dans le ciel de New York, rebattant les cartes du destin. 90% de la population touchée meurt. Dans les 10% restant, la plupart subit de terribles mutations, souvent handicapantes. Ceux-là sont des Jokers. Et quelques chanceux se retrouvent dotés de pouvoirs extraordinaires (télékinésie, force, vue longue distance,…). Ce sont les As. Un seul héros de ce recueil n’a pas de super-pouvoirs, Jetboy, qui est le personnage développé par Howard Waldrop dans la nouvelle qui ouvre l’anthologie (Trente minutes sur Broadway!). Jetboy, jeune pilote prodige durant la Seconde Guerre Mondiale, est ce qui est pour moi un véritable héros, quelqu’un d’une grande abnégation. Cette nouvelle fait partie de mes préférées, avec Le Dormeur de Roger Zelazny (qui m’a rappelé l’ambiance que Stephen King met dans ses textes), Rites de dégradation de Melinda Snodgrass (qui met en scène une belle histoire d’amour) , Le Témoin de Walter Jon Williams (où l’on baigne en pleine chasse aux As) ou encore La fille fantôme de Manhattan de Carrie Vaughn, pour n’en citer que quelques-unes. Dans l’ensemble, c’est un très bon recueil, mais j’ai eu deux déceptions: Capitaine Cathode et l’As clandestin de Michael Cassutt ne m’a pas emballée du tout (un rythme bizarre, une intrigue que je n’ai pas trouvée captivante), et Au tréfonds de Edward Bryant et Leanne C. Harper que j’ai trouvé brouillonne, bâclée.

Super-héros avec des pouvoirs, les As restent des êtres humains, avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs travers, leur conscience (ou absence de conscience 😉  ), et il en est de même pour les Jokers, qui deviennent les nouveaux persécutés, comme le sont dans notre société de nombreuses communautés.

Des personnages récurrents, qu’ils soient bons, méchants ou pensant bien faire, des styles différents à chaque texte, cela donne une anthologie vraiment sympathique malgré quelques couacs, chose inévitable vu la diversité des auteurs.

 

 

 

Édition présentée: J’ai Lu, collection Nouveaux Millénaires (24/09/2014). Titre original: Wild Cards. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Pierre-Paul Durastanti et Henry-Luc Planchat. ISBN/EAN13: 9782290061077.

 

Lecture faite dans le cadre d’une lecture commune avec Gaël du blog Rock et Lecture

Retrouvez son avis juste ici 😉

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Une réflexion sur “Wild Cards T1 (collectif)

  1. Pingback: Revue Littéraire : Wild Cards, une anthologie présentée par G.R.R Martin. – Rock et Lecture

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