Icelander (Dustin Long)

Roman de l’américain Dustin Long, publié en 2006. La traduction française d’Audrey Coussy paraît chez Asphalte le 6 janvier 2011.

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur:

C’est jour de fête à New Crúiskeen : on honore la mémoire d’Emily Bean, la célèbre enquêtrice, pourfendeuse du mal et redresseuse de torts. Mais la veille, Shirley MacGuffin a été assassinée ; tous s’attendent à ce que Notre Héroïne, meilleure amie de la défunte et fille d’Emily Bean, se charge elle-même de l’enquête. Sauf que Notre Héroïne se moque bien de pourfendre le mal et de redresser les torts… Pourtant, bien qu’elle n’ait aucune envie d’affronter les redoutables Refurserkir, guerriers mystiques du Vanaheim, elle va devoir reprendre du service.

Hommage étourdissant aux pulps et à la mythologie nordique, entre Pynchon et Jasper Fforde, Icelander comporte en outre un auteur nabokovien, un duo de détectives métaphysiques, un royaume souterrain situé sous l’Islande et une scène mémorable de karaoké scaldique.

 

 

Ce que j’en pense:

Icelander, c’est un O.L.N.I. Un Objet Littéraire Non Identifié. Enquête policière, roman d’aventure, s’appuyant sur des journaux fictifs présentés comme réels, des romans prétendument publiés mais totalement imaginaires, les notes de bas de page de l’auteur sont décalées, déroutantes parfois. Sans parler de l’héroïne de ce roman dont on ignore du début à la fin le prénom et qui nous est présentée tout du long comme étant « Notre Héroïne ». Déroutant, le récit en lui-même, qui nous plonge d’entrée dans cette intrigue dont nous sommes sensés connaître déjà tous les protagonistes et leur histoire, qui ont fait l’objet de nombreux ouvrages présentant leurs aventures. C’est assez perturbant au début, d’autant plus que le narrateur/auteur place des notes en bas de page qui renvoient à ces récits comme des ouvrages réels. Sous ce pays de glace, où la neige est omniprésente au moment où se déroule l’intrigue, se trouve Vanaheim qui abrite les Refurserkir, des guerriers vêtus de peaux de renards et que l’on remarque par leur formidable silence. On pourrait d’ailleurs trouver en ces personnages une sorte de moquerie de berserkir, ces guerriers-fauves présents dans la mythologie nordique et qui poussaient parfois des hurlements pendant leurs attaques.

On se sent perdus, on ne sait pas vraiment ce qui est vrai, ce qui est faux (ça, c’est la faute du narrateur qui, prend malin plaisir, semble-t-il, à nous assurer que tout cela n’est que fiction pour mieux perdre le lecteur) et le pire, c’est qu’on en redemande! Voilà un roman surprenant et agréable à la fois, dans lequel on se laisse prendre dans une atmosphère étrange, mystérieuse, bizarre, teintée d’humour. Je n’ai pas saisi les similitudes avec Jasper Fforde ou Thomas Pynchon annoncées par l’éditeur, n’ayant lu ni l’un ni l’autre, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce roman plutôt déjanté.

 

 

Édition présentée: Asphalte (Janvier 2011). Titre original: Icelander. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Audrey Coussy. ISBN/EAN13: 9782918767107.

 

Merci à Nathalie du blog Chez Mark et Marcel pour cette découverte. 

Retrouvez son avis ici

 


3 réflexions sur “Icelander (Dustin Long)

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