Eugénie Grandet (Honoré de Balzac)

Roman du français Honoré de Balzac (20/05/1799 – 18/08/1850), publié en 1834.

 

 

 

 

Quatrième de couverture:

On trouve tous les rôles dans La Comédie Humaine, l’oeuvre monumentale de Balzac, le peuple, les marchands, les nobles. Mai ceux qui mènent la danse, les héros, sont ceux qui bougent et changent d’univers. Une passion dévorante les anime, le goût de l’or, l’ambition ou l’amour, qui exclut tout ce qui ne la sert pas. Monsieur Grandet est tonnelier à Saumur. Spéculateur de génie et avare, il est devenu immensément riche. Il enferme tout à clef, sa femme et sa fille, le sucre,la chandelle et le bois! Sa fille, Eugénie, se livre elle aussi tout entière à une passion: son amour pour son cousin Charles. Elle l’attendra sept ans. Les autres habitants de la ville ne feront qu’obéir à Monsieur puis à Mademoiselle Grandet; Voilà la passion balzacienne qui a rendu célèbre ses victimes. 

 

Ce que j’en pense:

Grandet père et fille, bien que du même sang, n’ont pas la même manière de voir la vie. Alors que le premier semble n’avoir d’amour que pour l’argent et l’or qu’il amasse sans jamais le dépenser, Eugénie aime les autres. Là où le père semble dépourvu de cœur et d’affection pour qui que ce soit, sa fille en déborde. L’un est un avare de la pire espèce, l’autre est d’une grande générosité. Semblables à l’ombre et à la lumière, radicalement opposés et pourtant chacun ayant besoin de l’autre pour exister.

D’un côté, monsieur Grandet, qui va garder sa fille auprès de lui comme il garde son argent, telle une richesse dont personne d’autre que lui ne peut profiter. Dont la seule chose à laquelle il entend quelque chose est la manière d’engranger toujours plus d’argent. De l’autre, Eugénie, jeune femme qui ne connait rien de la vie sinon le dénuement imposé par son père, qui découvre l’amour sans rien en savoir et qui va se montrer d’une extrême générosité. Le père ne vit que pour l’argent, la fille ne vit que pour l’amour de son cousin Charles. Pour cet amour, la fille défie le père…

Eugénie s’oppose à son père avec les moyens dont elle dispose. Mais elle reste une jeune femme qui ne sait rien du monde et encore moins des choses de l’amour. La pureté, la générosité de ses sentiments, la patience dont elle fait preuve, sa loyauté envers celui qu’elle aime, tout cela fait d’elle l’incarnation de la naïveté, de l’innocence. Et malgré les apparences, elle est une femme forte. Le dénouement du roman en est la preuve.

Ce fut un plaisir pour moi de découvrir ces tranches de vies d’un autre temps sous la plume de Balzac. Les personnages sont décrits sous tous leurs aspects, avec leurs qualités et leurs défauts, ce qui les rend tout à fait ordinaires, tout à fait crédibles. Il y a bien quelques descriptions que j’ai trouvé un peu longues, mais en remettant ce récit dans son contexte, rien d’alarmant.

 

 

Édition présentée: Le Livre de Poche (1995). ISBN/EAN13 papier: 9782253003861. Disponible en numérique (libre de droits, téléchargeable gratuitement ici  ou chez Bookeenet en format audio.

 

Lecture faite dans le cadre du challenge 12 titres en 2018

 

 


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