Le Fléau (Stephen King)

Roman de l’américain Stephen King (21/09/1947 –   ), publié en 1978. Une version complète et non coupée paraît en 1990.

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture: 

Il a suffi que l’ordinateur d’un laboratoire ultra-secret de l’armée américaine fasse une erreur d’une nanoseconde pour que la chaîne de la mort  se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l’Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4%. Dans ce monde d’apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël: une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. 

Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l’Homme sans visage, l’Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L’incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.

C’est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer. 

 

Ce que j’en pense:

Le Fléau, c’est une brique de plus de 1500 pages (idéal pour les weekends à 1000, ahah!^^). Un virus se répand à grande vitesse tuant la quasi totalité de la population. Stephen King démarre son roman avec le patient zéro, celui par qui tout a commencé, permettant ainsi au lecteur de suivre l’histoire de ce Fléau dès ces débuts. D’un côté à l’autre des États-Unis, l’auteur nous présente un à un les survivants, l’étendue de la catastrophe se dessine, alors que l’on découvre ces personnages qui seront les piliers de l’intrigue dans la banalité de leur quotidien, et qui doivent soudain relativiser leurs problèmes face à cette menace invisible et redoutable. On découvre leur histoire, leurs forces, leurs faiblesses. Peu à peu, chacun, qui se croyait seul, découvre qu’il ne l’est pas. Et petit à petit, il est temps de rebâtir une civilisation. Stephen King nous immerge aux côtés des survivants, les personnages sont tellement développés qu’ils deviennent comme des amis (ou des ennemis selon le point de vue). Leurs interactions façonnent leurs actes autant que leurs personnalités. Bien entendu, bien que ce ne soit pas tout de suite évident, le fantastique n’est jamais très loin.

Au delà de la lutte du Bien contre le Mal, dont les « meneurs » sont respectivement Mère Abigaël et Randall Flagg, c’est la Vie, l’Humanité que nous présente King. L’Humanité, dans ce qu’elle peut avoir de bon et de mauvais, dans ces croyances, dans toutes ces nuances, ses ambiguïtés, qui n’apprend pas de ses erreurs et semble les reproduire sans cesse, comme par cycle, rappelant ainsi le cycle de la Vie. Car ce roman n’est, après tout, qu’une vision de la vie. Le virus qui décime la population américaine? Une sorte de Big Bang, quelque chose qui marque la fin d’une ère et le début d’une autre. Mais bien sûr, il s’agit là d’une vision, d’une interprétation personnelle de ce récit.

Une chose est sûre, j’ai beaucoup aimé cette relecture, malgré quelques détails qui ont mal vieilli, notamment au niveau des technologies abordées, largement dépassées aujourd’hui. Stephen King parvient à tenir son lecteur durant 1500 pages, grâce à son talent incontestable de conteur, dans cette histoire qui, à la lecture de son résumé, peut paraître banale tant la lutte entre le Bien et le Mal a servi de support à tant de créations. Et pourtant! Avec King, c’est toujours différent. Pour mon plus grand plaisir.

 

 

 

 

 

Édition présentée: Le Livre de Poche (2006). titre original: The Stand. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Pierre Quijano. ISBN/EAN 13 papier: 9782253151418 et 9782253151425. Également disponible au format numérique.

 

Lecture faite dans le cadre de la lecture commune du Club de Lecture VendrediLecture

 

 

Pour aller plus loin:

L’univers de Stephen King est très intéressant, notamment parce que certains personnages, certains lieux, se retrouvent dans d’autres récits. Ainsi, Randall Flagg, l’Homme Noir, est également présent dans Les Yeux du Dragon et dans le cycle de La Tour Sombre.

Le Fléau a fait l’objet d’une adaptation en mini-série réalisée par Mick Gatiss et diffusée en 1994. En voici la bande annonce:

 

En 2011, un nouveau projet d’adaptation pour le cinéma est annoncé. Après différents rebondissements, il semblerait que ce projet soit désormais mené par Josh Boone qui propose de faire non pas un mais quatre films. À ce jour, aucune autre information n’est disponible.


3 réflexions sur “Le Fléau (Stephen King)

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