La guerre de Fanny (Nina Bawden)

Roman de l’autrice britannique Nina Bawden ( 19/01/1925 – 22/08/2012), publié en 1973. Il parait en France en 1991.

 

 

 

Quatrième de couverture:

« Ce sera très amusant d’être à la campagne », avait dit leur mère. « Vous allez adorer ça. » Comme si Hitler avait arrangé cette bonne petite guerre dans le seul but que Fanny et son frère Nick soient évacués et puissent partir en train avec leur marque à gaz sur l’épaule…

Arrivés en pays de Galles, ils sont logés chez Mr Evans, un homme sévère et pingre, qui se sert de Dieu pour tyranniser tout le monde, à commencer par sa sœur, Lou, très gentille, mais qui ne fait pas vraiment le poids. Albert, l’ami de Fanny, a eu plus de chance. Il habite chez Hepzibah Green et Johnny Vatolly, une maison un peu étrange, mais où l’on se sent si bien qu’on ne voudrait jamais la quitter. 

Dans la bibliothèque d’Hepzibah, il y a un vieux crâne qui aurait, dit-on, certains pouvoirs. Fanny le croit. Et c’est ainsi qu’elle va commettre l’acte le plus terrible de sa vie. 

 

Ce que j’en pense:

Fanny et Nick, comme des milliers d’autres enfants, ont été évacués vers les campagnes à cause des bombardements aériens qui frappent le Royaume-Uni en ce deuxième conflit mondial. Logés chez Mr Evans, un homme sévère, ils tentent de se faire oublier de celui-ci le plus possible en évitant de se faire remarquer par un comportement ou une parole qui pourrait lui déplaire. Heureusement, chez Hepzibah, une femme toujours de bonne humeur et un peu médium,  et Johnny, ils trouvent un refuge. Là, dans cette étrange maison au fond des bois, tout n’est que simplicité et joie de vivre, partage et amitié. Et il y a aussi les histoires racontées par Hepzibah, dont les dons de conteuse sont appréciés des enfants. L’une de ces histoires, celle du crâne qui se trouve dans la bibliothèque, va marquer Fanny. La jeune fille va y croire. Luttant contre le pouvoir que tente de prendre Mr Evans sur elle, et alors qu’elle et Nick doivent quitter le Pays de Galles pour retrouver leur mère, Fanny va se servir de l’histoire du crâne racontée par Hepzibah pour éviter que cet homme nuise à ceux qui sont devenus ses amis, Johnny, Hepzibah et Albert.

Le lecteur se rend compte que Fanny, en grandissant, n’a jamais cessé de penser à ce qu’elle avait fait et aux conséquences de ses actes, devenant une adulte habitée par la culpabilité. Sinon, pourquoi se rendrait-elle avec ses enfants sur les lieux où elle a commis l’irréparable?

Nina Bawden, elle-même déplacée durant son enfance au cours de la Seconde Guerre Mondiale, met le doigt sur le côté impressionnable des enfants, grâce à cette histoire de crâne. Je regrette cependant que le prénom original  de la jeune héroïne n’ait pas été conservé au cours de la traduction. En effet, le titre original est « Carrie’s war ». Est-ce pour que le jeune lecteur français se projette mieux? J’ai un peu de mal à y croire. Et, en dehors de cela, ce roman reste un moment agréable de lecture, même s’il ne me laissera pas de souvenir impérissable.

 

Édition présentée: École des loisirs (1991). Titre original: Carrie’s war. Traduit de l’anglais par Florence Seyvos.  ISBN/EAN13 papier: 9782211037303.

 

 

 

 

 

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