Os de lune (Jonathan Carroll)

Roman de l’américain Jonathan Carroll (26/01/1949 –   ), publié en 1987. Une première édition française aux éditions Albin Michel est parue en 1990. Aux Forges de Vulcain rééditent ce texte en mai 2017.

 

 

couverture elenavieillard.fr

 

 

Présentation de l’éditeur:

Cullen James est une jeune femme épanouie. Elle vit à New York, avec son mari et leur petite fille. Peu à peu, elle commence à faire des rêves étranges, où elle se retrouve projetée dans un monde surréaliste, Rondua. Avec une petite équipe d’aventuriers, formée d’un jeune garçon, Pepsi, et d’un chien géant, elle part à la recherche des os  de lune, cinq os qui confèrent à leur maître un pouvoir sur le monde des rêves. Alors que s’engage dans ses rêves une lutte à distance avec un mystérieux ennemi, Cullen comprend que ses songes sont moins innocents qu’ils ne paraissent.

 

Ce que j’en pense:

Bien que ce texte ait trente ans et que certains détails peuvent paraître vieillots (par exemple, pas d’euro, mais des lires, des francs et des drachmes) au lecteur d’aujourd’hui, la magie de cette histoire est intemporelle. On y suit Cullen James, une jeune américaine, narratrice du récit. Au début, tout se met en place: les personnages sont assez peu nombreux, et le lecteur apprend qu’avant de se mettre en couple avec Danny, son mari, elle a traversé une épreuve assez difficile, seule, et qui l’a profondément affectée. Elle commence à faire des rêves étranges lorsqu’elle tombe enceinte. Ces rêves ont la particularité d’avoir une chronologie, de se suivre comme des épisodes d’une série. Dans ce monde onirique, elle se lance dans la quête des os de lune.

Jonathan Carroll parvient à nous immerger dans cette histoire, à nous faire croire à Rondua de façon si naturelle que s’en est troublant. L’auteur fait osciller son récit entre rêve et réalité, jouant avec les frontières qui les séparent. Il n’y a pas vraiment d’action, mais cela n’est pas nécessaire pour rendre cette histoire prenante. Alors que Cullen semble vivre deux existences, l’une réelle, l’autre rêvée, on sent peu à peu que rêve et réalité semblent liés, par un étrange personnage, plutôt menaçant. Mais le rêve est-il vraiment un rêve? N’est-il pas comme un monde parallèle? Comme une autre réalité? Toujours est-il que ces passages de l’un à l’autre rendent les barrières plus fines.

C’est un roman que j’ai beaucoup aimé. Abordant l’avortement et la culpabilité qui peut en découler, la projection de l’enfant qui ne naîtra jamais, la maternité, c’est une histoire d’amour, autant qu’un récit d’aventures fantastiques. C’est beau et doux, comme l’amour d’une mère.

 

 

 

Édition présentée: Aux Forges de Vulcain (Avril 2017). Titre original: Bones of the Moon. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Danielle Michel-Chich et Nathalie Duport-Serval. ISBN/EAN13: 9782373050226.

 

 

 

Pour aller plus loin:

Je vous encourage à découvrir le travail d’Elena Vieillard, qui a dessiné la couverture de ce livre. Son site est par ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

2 réflexions sur “Os de lune (Jonathan Carroll)

    • Tu m’en vois ravie! C’est vraiment un joli texte, sans pour autant jouer la carte du poétique. Tout est dans les émotions, les projections, les relations entre les personnages. Si tu le lis, j’espère que tu aimeras autant que moi!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s