Cinq tours jusqu’au Paradis (John Bingham)

Publié en 1953 par le britannique John Bingham (03/11/1908 – 06/08/1988) sous le titre Five Roundabouts to Heaven. La traduction française par Jean-Noël Chatain parait en 2008 aux éditions Michel Lafon dans la collection Polar, préfacé par John Le Carré.

 

 

Présentation de l’éditeur:

« Il ne me vint jamais à l’esprit que Bartels pût un jour devenir un homme dangereux. À l’époque, c’était un gars très gentil, avec le cœur sur la main. »

Lorsque son vieil ami Philip Bartels l’appelle pour lui demander conseil, Peter Harding est à mille lieues de s’imaginer qu’ils sont tous deux sur le point de prendre une décision qui va bouleverser leur existence. Car depuis qu’il a rencontré l’ardente Lorna, le paisible et respectable « Barty » a prévu de mettre un terme à son mariage. Toutefois, comme il l’explique à Harding, son attachement pour sa femme l’empêche de la quitter. Harding aurait peut-être dû lui prodiguer ses conseils et s’en aller tranquillement. Mais le destin a voulu que lui-même croise Lorna ce jour-là…

« Ce roman constitue l’une des œuvres maîtresses de l’un des plus célèbres maîtres du polar britannique.  La magie de l’œuvre de John Bingham réside dans une qualité que nous cherchons en chaque auteur, trop souvent en vain : une maîtrise absolue du “paysage intérieur” de ses personnages, observé avec la perspicacité d’un œil pétri d’humanité mais fabuleusement incisif. »

John Le Carré

Ce que j’en pense:

Si vous vous attendez à de l’action en commençant ce polar, vous serez déçus. Et pourtant! Ce récit n’a pas besoin d’explosions, de tirs de mitraillettes ou de courses poursuite pour être efficace. Tout repose sur la psychologie des personnages, sur le cheminement de leur raisonnement, sur leurs doutes ou leurs certitudes, sur leur empathie ou leur égoïsme, sur leur timidité ou leur confiance en eux. Philip Bartels est tellement bien décrit, que le lecteur finit par devenir presque aussi intime avec lui que son ami Peter Harding. Le suspense est bien là, même si la façon dont Bartels a prévu d’éliminer sa femme apparaît assez vite dans le cours de l’histoire. Le lecteur se retrouve dans la tête de cet homme, devient complice de ce sombre projet qui se met en place petit à petit malgré les réticences qu’il peut avoir. Ce récit, c’est aussi celui d’une amitié et d’une trahison, celui d’une vie construite sur un manque. Celui d’une confidence, teintée de remord.

L’intrigue est menée de main de maître, et je suis persuadée que beaucoup, comme moi, ne verront pas venir ce rebondissement final. Et bien que les techniques de la police scientifique aient évolué depuis son écriture, cela reste un polar efficace plus de soixante ans après sa rédaction.

 

Édition présentée: Michel Lafon (2008). Titre original: Five Roundabouts to Heaven. Traduit de l’anglais par Jean-Noël Chatain. ISBN/EAN13: 9782749908113.

 

Lecture faite dans le cadre de mon challenge 12 titres en 2017, rejointe par @Cikiou75

 

 

 

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s