Notre Dame de Paris – 1482 (Victor Hugo)

Publié en 1831 par le français Victor Hugo (26/02/1802 – 22/05/1885).

 

Victor Hugo source: Wikipédia

Victor Hugo source: Wikipédia

 

 

Présentation:

Le 6 janvier 1482, jour de la fête des Fous, on donne dans la grande salle du Palais de Justice de Paris un mystère du poète Gringoire, alors que sur le parvis de Notre-Dame danse la bohémienne Esmeralda. Quasimodo, le sonneur disgracieux de la cathédrale, essaie de l’enlever sur l’ordre de l’archidiacre Claude Frollo. Le capitaine Phoebus de Châteaupers la sauve. Esmeralda, elle, sauve en l’épousant Gringoire, prisonnier des truands alors qu’il s’était égaré dans la cour des Miracles… Le hideux Quasimodo vit au milieu de ses cloches. Mis au pilori pour avoir attaqué Esmeralda, il en tombe amoureux quand elle vient lui offrir à boire…

 

Ce que j’en pense:

Ah! Victor Hugo! Dans ce roman, il nous immerge totalement dans le Paris de 1482, nous décrivant la ville, les personnages et leurs mœurs, avec force détails, dans une langue riche, avec un style qui donne vraiment vie à son univers dans l’imagination du lecteur. Ce récit, nous pouvons le classer dans les romans historiques, puisque Hugo place son intrigue dans le Paris du Moyen Âge, en créant une reconstitution dans un des chapitres du récit, et je suis un peu tentée de le considérer comme un roman gothique, l’auteur s’inspirant notamment du roman de Matthew Lewis, Le Moine, Claude Frollo rappelant Ambrosio.  Son ouverture, où nous faisons la connaissance de la plupart des personnages, faisant en quelque sorte écho à celle du Moine de Lewis. Parmi cette foule, Victor Hugo parvient à faire ressortir les principaux acteurs de cette histoire et tisse peu à peu les liens qui vont se nouer entre chacun, ténu ou solide, prêt à rompre ou à se former, tous sont liés. Tous auront leur rôle à jouer dans cette histoire. Mais cet écrit a encore d’autres facettes, Victor Hugo s’en servant de plaidoyer pour la sauvegarde du patrimoine architectural, décrivant Notre Dame de Paris avec une certaine passion. Appartenant au courant romantique, ce récit est aussi la compilation de plusieurs histoires d’amours, qui tournent toutes autour de la même personne, la belle et jeune Esmeralda. Que cet amour soit naïf et innocent, aveugle, destructeur, fou, criminel, impossible, sans illusion, chacune de ces histoires est tragique. Car jamais cet amour n’est réciproque. Chacun se vouera corps et âme à l’être aimé, mais aucun d’eux n’aura d’amour en retour. Un seul amour sera partagé. Mais les deux personnages concernés se rencontreront trop tard, dans des circonstances qui ne laisseront aucune chance à ce bonheur, aussi bref que cet amour bien particulier est fort. L’amour est ici synonyme de malheur et de mort, car tous ceux qui l’ont éprouvé seront torturés par ce sentiment au point que seule la mort pourra les délivrer, s’imposant comme une malédiction.

C’est un tableau bien sombre que Victor Hugo nous dresse de l’amour. Ce sentiment serait-il vraiment cet attachement insensé pour une personne qui n’éprouve que mépris, dégoût, haine ou au mieux indifférence en retour? Alors que j’achevais cette lecture, ma propre expérience s’est imposée à moi et une citation de Boris Vian m’est venue à l’esprit:

«  L’amour, parfois, c’est aimer quelqu’un qui ne t’aimera jamais. »

Cette vision concernant ce sentiment s’impose pourtant avec légitimité. Après tout, rien ne nous fait plus envie que ce qui nous est inaccessible, interdit. Ce sentiment échappe à tout contrôle. Ici la raison n’a plus aucune prise et l’amoureux se laisse dévorer par cette passion. Jusqu’où serions-nous prêts à aller pour obtenir ce qui nous est refusé? Jusqu’à quel point sommes-nous capables de souffrir? Que serions-nous prêts à sacrifier?

Un classique incontournable qui cache bien des choses sous ses airs de récit romantique.

 Édition présentée: Édition ebooks libres et gratuits (22 Juin 2006). Disponible sur support papier, numérique et audio. Téléchargement ebook gratuit ici.

 

Lecture faite dans le cadre des lectures communes proposées par La Critiquante.

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2 réflexions sur “Notre Dame de Paris – 1482 (Victor Hugo)

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