Britannicus (Jean Racine)

Jouée la première fois le 13 Décembre 1669, cette pièce paraît en 1670. Tragédie du français Jean Racine (22/12/1639 – 21/04/1699).

 

 

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Quatrième de couverture:

« Elle se hâte trop, Burrhus, de triompher.

J’embrasse mon rival, mais c’est pour l’étouffer »

Néron – Acte IV, scène III

Ce que j’en pense:

Étudiée au lycée, c’est avec le souvenir ému du rôle de Junie que j’ai eu la chance de jouer pour faire découvrir la pièce (scène choisie: Acte II, scène III) que je me suis replongée dans cette tragédie. L’escalade de Néron dans le sadisme, la cruauté est ici bien nette. Et si tout le monde s’en rend compte, personne ne peut l’arrêter. Même si la pièce porte le nom de Britannicus, ce dernier n’est pas, pour moi, le héros tragique, qui est Néron. Je vous vois déjà faire les gros yeux, vous insurger, vous demander de quelle substance j’ai bien pu abuser! Je m’explique. C’est en tuant Britannicus, rival possible pour le trône et rival affirmé concernant Junie, que Néron devient ce monstre, laisse éclater cette violence, cette méchanceté que tous savaient présente, faisant de Britannicus une victime de ce processus tragique. Oui, c’est triste pour le pauvre Britannicus. Mais s’il perd la vie, c’est finalement Néron le plus grand perdant: il s’est débarrassé de son frère mais il perd définitivement Junie, ce qui le rend plus amer et le condamne à une escalade de crimes. Son autorité a des limites qu’il ne supporte pas, sa passion se retrouve confrontée à la résistance, à l’indifférence de Junie. Face à cette frustration, faute d’obtenir ce qu’il veut, il s’efforcera de le détruire. Néron sait que s’il cède, il sera perdu ( Acte IV, scène IV, vers 1423 à 1431), que s’il laisse le monstre en lui s’éveiller, il sera voué à une vie de malheur. C’est en cela qu’il est, à mes yeux, le héros tragique. Il sait mais ne peut empêcher ce qui va lui arriver.

Si les deux dernières scènes n’apportent plus grand chose à l’intrigue, la toute dernière permet de nous renseigner sur la situation des personnages à la fin de la pièce.

Une tragédie classique dont le héros est tout autre que celui de la tragédie vue par Corneille, pour qui le héros est celui qui trouve la force de se surpasser. Pour comparer, découvrez ce que je pense de Cinna.

 

 

Édition présentée: Hachette (1993). ISBN/EAN13: 9782010193804. Disponible en numérique et en audio.

Lecture faite dans le cadre de « 12 titres en 2017 »

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