La valse inachevée (Catherine Clément)

Récit de la romancière française Catherine Clément (10/02/1939-   ), il a été publié en 1994.

 

 

Quatrième de couverture:

Elle avait trente-six ans, lui dix de moins. Ils s’étaient rencontrés au Bal de la Redoute, à Vienne, en 1874. Elle portait un domino et un loup noir. Elle était impératrice, lui rédacteur de la Cour au ministère des Affaires étrangères. D’elle, il ne sut jamais qui elle était. Jamais? Si. Soixante ans plus tard, en 1934, alors qu’il avait quatre-vingt-six ans, il sut la vérité. Soixante ans d’un amour qui n’avait pas eu lieu, et qui avait duré toute une vie. Sans rien d’autres que trois valses, des lettres et un poème. Il l’avait embrassée, rien de plus. Elle s’était enfuie. Mais alors que Vienne allait connaître bien des épreuves et des scandales, Elisabeth d’Autriche avait écrit à Franz Taschnik, rédacteur de la Cour au ministère des Affaires étrangères…

 

 

 

 

Ce que j’en pense:

L’objectif de Catherine Clément et de ce récit est de nous montrer l’Impératrice Elisabeth d’Autriche, plus connue sous le diminutif de Sissi, à travers une histoire d’amour platonique. Elisabeth et Franz, deux êtres qui n’auraient jamais dû se rencontrer, et pourtant. Traverser ce pan de l’Histoire européenne grâce à deux points de vue socialement différents est intéressant.

J’ai trouvé l’amour de Franz pour son « inconnue » beau, parce qu’à l’épreuve du temps. Il continue à lui écrire malgré tout durant quelques temps, bien qu’il ne reçoive jamais de réponse. Par contre, j’ai eu du mal à trouver l’attachement d’Elisabeth pour ce fonctionnaire crédible, probablement à cause de l’image de femme capricieuse et hautaine que j’avais d’elle et qui apparaît aussi dans ce récit. Et bien que l’auteur nous montre aussi son côté sensible et torturé, nous exposant ici la vie d’un oiseau dans une cage dorée de laquelle il tente de fuir, j’ai vraiment peiné à croire à la réciprocité des sentiments, même en m’étant convaincue qu’il ne s’agissait que d’une fiction. Franz est un personnage ordinaire, qui laisse la vie l’emporter mais qui garde ce secret, cet espoir, toute sa vie, comme une bouée à laquelle il s’accroche pour ne pas sombrer.

Dans ce roman, la musique a un rôle important. En effet, c’est grâce à elle que Franz et Elisabeth ont partagé un moment dont le souvenir va les suivre jusqu’à la fin. La musique, la valse, font partie des mœurs de l’époque. Le lecteur tourne les pages et y trouve Strauss père et fils, Beethoven, Brahms, chacun rythmant le récit grâce à une danse, une opérette, une marche funèbre.

Un avis mitigé pour ce récit qui raviront les personnes aimant les têtes couronnées et les belles histoires d’amour.

 

Édition présentée: France Loisirs (Mai 1995). ISBN/EAN13: 978-2724284386.

 

 

 
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