Ainsi fleurit le mal (Julia Heaberlin)

Écrit par l’américaine Julia Heaberlin, ce roman a été publié en Août 2015. La version française, publiée par Presses de la Cité, est parue le 8 Septembre 2016.

 

 

Présentation de l’éditeur:

« J’ai toujours pensé que la mort avait quelque compte à régler avec moi. »

À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d’ossements humains et au côté d’un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des « Marguerite » – surnom que les journalistes ont donné aux victimes du tueur en série –, elle a contribué, en témoignant, à envoyer un homme dans le couloir de la mort. Terrell Darcy Goodwin, afro-américain, le coupable parfait pour la juridiction texane.
Presque vingt ans ont passé. Aujourd’hui, Tessa est une artiste et mère célibataire épanouie. Si elle entend parfois des voix – celles des Marguerite qui n’ont pas eu la même chance qu’elle –, elle est toutefois parvenue à retrouver une vie à peu près normale et à échapper à la curiosité malsaine de la presse. Alors, le jour où elle découvre un parterre de marguerites jaunes aux yeux noirs planté devant sa fenêtre, le doute l’assaille… Son « monstre » serait-il toujours en cavale ? La narguerait-il ?

 

Ce que j’en pense:

Ce roman, divisé en trois parties, nous présente Tessa, mère célibataire d’une adolescente et victime d’un serial killer. Par un habile jeu de flash back, l’auteur nous présente la Tessa d’aujourd’hui et son passé, à travers sa propre vision, des extraits du procès au cours duquel elle a témoigné. 

Le récit nous montre une femme qui se veut forte, mais que l’on sent toujours proche de craquer. Et c’est plutôt compréhensible! Après avoir survécu à une telle épreuve, il lui a fallu affronter une médiatisation et un procès qui ont braqué tous les yeux vers elle à un moment où elle aurait préféré qu’on ne la remarque pas, la fragilisant davantage. La découverte des fleurs, va la faire douter et culpabiliser: et si le coupable n’était pas cet homme qu’elle a aidé à mettre derrière les barreaux? Une seule solution: fouiller dans son passé, tenter de recoller les morceaux, de se rappeler.

L’auteur lance le lecteur sur de fausses pistes, comme pour nous rappeler que ce qui paraît évident n’est pas forcément la vérité. Terrell Darcy Goodwin est-il coupable ou innocent? Comme Tessa, reconstituez le puzzle, prenez garde aux apparences, méfiez-vous des évidences. Comme elle, vous douterez. Des autres et de sa santé mentale. Et pourtant, parfois, c’est là, juste devant soi, tellement présent que ça nous aveugle.

Un thriller psychologique qui met le doigt sur la question de la peine de mort, sur le côté malsain et voyeuriste de la médiatisation qui fragilise les victimes en les exposant aux yeux du monde, jouant avec habileté entre manipulation et schizophrénie, jalousie et culpabilité. Laissez-vous porter par une intrigue formidablement bien menée, au suspens allant crescendo accentué par un compte à rebours, le tout orchestré par une écriture prenante, saisissante par sa justesse.

 

 

Édition présentée: Presses de la Cité (Septembre 2016). Titre original: Black eyed susans. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Leclère. ISBN/EAN 13: 9782258135307.

 

Un grand merci aux Presses de la Cité et à Net Galley pour la lecture de ce thriller

 

Pour aller plus loin:

Vous pouvez visiter le site de Julia Heaberlin (en anglais).

 

 

 

 

 

 

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