Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne)

Publié en deux parties en 1869-1870, il s’agit d’un roman du français Jules Verne (8/02/1828 – 24/03/1905).

 

 

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Ce roman, parmi les plus célèbres et des plus traduits de notre littérature, apparaît sans conteste comme une des oeuvres les plus puissantes, les plus originales et les plus représentatives de Jules Verne. Tout commence en 1866 : la peur règne sur les océans. Plusieurs navires prétendent avoir rencontré un monstre effrayant. Et quand certains rentrent gravement avariés après avoir heurté la créature, la rumeur devient certitude. L’Abraham Lincoln, frégate américaine, se met en chasse pour débarrasser les mers de ce terrible danger. Elle emporte notamment le professeur Aronnax, fameux ichthyologue du Muséum de Paris, son domestique, le dévoué Conseil, et le Canadien Ned Land, «roi des harponneurs». Après six mois de recherches infructueuses, le 5 novembre 1867, on repère ce que l’on croit être un «narwal gigantesque». Mais sa vitesse rend le monstre insaisissable et lorsqu’enfin on réussit à l’approcher pour le harponner, il aborde violemment le vaisseau et le laisse désemparé. Aronnax, Conseil et Ned Land trouvent refuge sur le dos du narwal. Ils s’aperçoivent alors qu’il s’agit d’un navire sous-marin…

 

Ce que j’en pense:

Vingt mille lieues sous les mers, c’est un magnifique voyage à bord du Nautilus. Même si le côté scientifique du narrateur, le professeur Aronnax, peut faire paraître ce récit comme un inventaire des différentes espèces croisées lors de ce périple, cette histoire est aussi celle d’un homme mystérieux, le Capitaine Nemo. Au fil de leur avancée sous les mers, Verne va en profiter pour faire l’éloge de l’électricité, mais aussi pour mettre le doigt sur des questions environnementales, comme par exemple le massacre des cétacés. D’ailleurs, je me suis demandé combien d’espèces décrites par Jules Verne dans ce roman avaient disparu depuis. Je n’ai pas la réponse. Mais il y a une prise de conscience évidente pour le lecteur d’aujourd’hui à la lecture de ce récit.

L’imagination dont l’auteur fait preuve en nous décrivant des endroits inexplorés à l’époque est prodigieuse! Les descriptions nous font prendre part à l’aventure. Pierre Aronnax est de tempérament facile et s’accommode aisément de sa vie à bord du Nautilus. Mais à travers lui, le lecteur ressent la frustration et l’envie de liberté du canadien Ned Land, sa force et son impatience. Et Conseil, le fidèle domestique du professeur, nous apparaît parfois comme un enfant qui s’émerveille devant les beautés de ce qui s’offre à lui grâce à ce voyage. Quant au Capitaine Nemo, il reste une personnalité complexe, entourée de silence et de mystère, au grand désir de conquête (il le prouve en plantant son drapeau en Antarctique). C’est un homme torturé, rongé par son ressentiment envers l’espèce humaine. Quand Ned Land voit le Nautilus comme une prison, il est au contraire synonyme de liberté pour Nemo, qui peut ainsi échapper aux vices et à la méchanceté des hommes.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, qui nous rappelle que notre monde est plein de merveilles mais que par notre égoïsme, nos vies où tout va de plus en plus vite, nous sommes en train de l’oublier et de tout gâcher, parfois de façon irrémédiable. Mais cette exploration des fonds marins, repoussant les limites, créant une ouverture vers un nouveau monde, vers de nouvelles possibilités, est aussi un parallèle intéressant avec la personnalité fermée du Capitaine Nemo.  Car finalement, nous oublions ce qui est vraiment important. Quoi de plus merveilleux que d’apprendre à connaître l’autre? D’apprendre à se connaître, soi?

 

 

« Si sa destinée est étrange, elle est sublime aussi. Ne l’ai-je pas compris par moi-même? N’ai-je pas vécu dix mois de cette existence extra-naturelle? Aussi, à cette demande posée, il y a six mille ans, par l’Ecclésiaste: « Qui a jamais pu sonder les profondeurs de l’abîme? » deux hommes parmi tous les hommes ont le droit de répondre maintenant. Le capitaine Nemo et moi. »

Édition présentée: Edito-Service S.A. (avec l’accord de Librairie Hachette 1966). Illustré par Neuville. Disponible en numérique (libre de droits).

 

 

Lecture faite dans le cadre de la lecture commune organisée par la Critiquante.

 

 

 

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4 réflexions sur “Vingt mille lieues sous les mers (Jules Verne)

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