Réparer les vivants (Maylis de Kerangal)

Réparer les vivants est un roman de la française Maylis de Kerangal (16/06/1967 – ), publié en janvier 2014 aux éditions Verticales. Il a été récompensé par de nombreux prix ( Roman des étudiants – France Culture-Télérama 2014, Grand Prix RTL-Lire 2014, Prix Orange du Livre 2014, Prix littéraire Charles-Brisset, Prix des lecteurs L’Express-BFMTV 2014, Prix Relay des voyageurs avec « Europe 1 », Prix Paris Diderot–Esprits Libres 2014, Meilleur roman 2014 du magazine Lire, Prix Pierre Espil 2014, Prix Agrippa d’Aubigné 2014).

 

Réparer les vivants - Maylis de Kerangal

Présentation de l’éditeur:

« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps ». « Réparer les vivants » est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.

Ce que j’en pense:

Que dire de ce roman qui traite du sujet encore méconnu de certains qu’est le don d’organes. Un récit qui se déroule sur vingt-quatre heures, de l’accident jusqu’aux transplantations. Car, dans la procédure de don d’organes, il faut aller vite.

Du constat de la mort cérébrale à la transplantation sur un receveur, en passant par la terrible annonce aux parents et l’obtention de leur assentiment pour le prélèvement, la mise en place de ce dernier, la consultation des listes d’attente et l’attribution des cœur, foie et reins, nous suivons chaque étape, de façon détachée, qui peut paraître froide, mais qui permet de ne pas tomber dans le piège de l’empathie qui, ici, n’aurait pas vraiment servi le récit. Certains reprocheront peut-être ce manque d’empathie. Mais ici, le choix de l’auteur est de montrer qu’avec une mort, aussi terrible que cela puisse être, on peut sauver une, deux, trois vies. Point. Elle montre l’importance du don d’organes, sans jouer sur le sentimental et le larmoyant.

Je ne connaissais pas l’écriture de Maylis de Kerangal avant ce roman. Je dois dire que les premières pages ont été difficiles. Les phrases sont parfois très longues, comme si les personnages haletaient, perdus devant cette situation pénible, et dont l’esprit vagabonde parfois très loin, comme une tentative d’échappatoire, une volonté de repousser l’inéluctable. Quand j’ai enfin compris la démarche de l’auteur, j’ai vraiment apprécié son récit, même si j’ai trouvé quelques longueurs.

Un récit qui permet de se responsabiliser face au don d’organes. Suis-je pour? Contre? Et si j’en parlais autour de moi et faisais les démarches de mon vivant pour éviter cette épreuve supplémentaire à mes proches?

Pour celles et ceux qui s’interrogent, que vous soyez pour ou contre, je vous invite à consulter le site dondorganes.fr .

 

 

 

Édition présentée: Verticales, numérique (2 Janvier 2014)  ISBN: 9782072530104 – numéro d’édition: 262267

 

 Cette lecture a été faite dans le cadre du challenge Goodreads.

 
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2 réflexions sur “Réparer les vivants (Maylis de Kerangal)

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