Le joueur (Fiodor Dostoïevski)

Publié en 1866 par le russe Fiodor Dostoïevski (30/11/1821 – 28/01/1881), le Joueur est en grande partie inspiré par la vie de l’auteur. Il sera publié en France par Plon en 1887.

 

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Résumé de l’éditeur:

Alexis Ivanovitch joue d’abord pour gagner, puis pour étonner, enfin pour espérer. Il n’a pas misé seulement de l’argent mais sa vie elle-même. Ce récit suit comme une ombre la vie de Dostoïevski, durant quinze ans, à Moscou et à Baden-Baden où il se ruina au jeu. Jouer, c’est tenter le diable, c’est aussi tenter Dieu. Alexis a voulu tout risquer, toucher le fond pour connaître la compassion et la grâce divine. Il y a une autre malédiction dans la vie du joueur, une femme-bourreau, Pauline, la belle-sœur du général qu’il sert comme précepteur. C’est, dans la vie de l’auteur, Apollinaria, que Dostoïevski aima d’un amour douloureux. Autour d’eux, des êtres malfaisants ou étonnants, dévorés par la passion du gain. Ce court roman, plein de brio, annonce toute l’œuvre de Dostoïevski. « Demain, demain tout cela finira », dit le joueur qui recommence à jouer éternellement.

Ce que j’en pense:

Je découvre Dostoïevski avec ce roman. On y découvre un portrait grinçant des Français et des Allemands, que l’auteur semble ne pas beaucoup apprécier! Mais il sait également se montrer critique envers les russes et envers lui-même. En effet, ce roman a une grande part autobiographique, Dostoïevski ayant eu des problèmes d’addiction au jeu, à la roulette notamment. Ainsi, Alexis Ivanovitch, précepteur bien sous tout rapport, amoureux de Pauline, va se transformer en un tout autre homme au contact du jeu. Dans un état second, comme en transe, il va jouer, gagner et perdre des sommes considérables.

La fièvre provoquée par le jeu est également bien décrite au travers du personnage de la grand-mère, Antonine Vassilievna Tarassevitch, que tout le monde ou presque croyait sur le point de mourir. Cette femme, se déplaçant en fauteuil roulant, a une forte personnalité, une détermination à toute épreuve. Ou presque. Car face au jeu, elle succombe, avec frénésie.

« Hébété », « fou », ayant l’impression d’avoir passé son « temps dans un asile d’aliénés », tel est le ressenti d’Alexis Ivanovitch face à ce tourbillon du jeu qui l’emporte, lui faisant tout oublier, qui il est, jusqu’à la femme qu’il aime et pour laquelle il était prêt à tout. Et au delà de l’argent qu’il a perdu, c’est aussi celle qui compte à ses yeux qu’il perd. Il se perd lui-même.

 

Édition présentée: Le Livre de Poche Classique, édition de 1962, préfacée par Michel Butor. Traduit du russe par Sylvie Luneau. Domaine public. Disponible en numérique et en audio.

 

Lecture faite dans le cadre du challenge Goodreads et le Club de Lecture VendrediLecture de Janvier.

CLVL Jan2015

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