L’Aleph (Jorge Luis Borges)

L’Aleph est un recueil de nouvelles écrites et publiées entre 1944 et 1952 par l’argentin Jorge Luis Borges. Le recueil regroupant ces nouvelles a été publié en 1962. Il faudra attendre 1967 pour la publication en France chez Gallimard. L’Aleph est le titre de la dernière nouvelle.

L’Aleph Jorge Luis Borges Gallimard – L’Imaginaire Novembre 1977

Présentation de l’éditeur:

«L’Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n’ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d’une situation abstraite qui, poussée à l’extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse.
Les nouvelles de L’Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d’ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l’élément de symétrie fondamentale, où j’aperçois pour ma part le ressort ultime de l’art de Borges. Ainsi, dans L’Immortel : s’il existe quelque part une source dont l’eau procure l’immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite…
Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu’il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.»
Roger Caillois.

Ce que j’en pense: 

Je ne connaissais Jorge Luis Borges que de nom. Me plonger dans son univers fut une agréable et enrichissante expérience. Les thèmes abordés dans ce recueil tels que la mort et l’immortalité, la religion, l’Antiquité, les labyrinthes, l’infini (notamment dans la dernière nouvelle L’Aleph) sont traités avec tellement de profondeur et de poésie que cela m’a donné envie d’approfondir mes connaissances (bien maigres…) sur l’Antiquité grecque et latine, ainsi que sur les mythologies. L’Orient est également présent dans certaines des nouvelles de ce recueil.

Borges emploie souvent la première personne dans ces récits, rendant l’histoire plus proche du lecteur, nous envoûtant, jusqu’à la fin, parfois brutale.

Liées entre elles par leurs thèmes qui se complètent (mort, infini, immortalité, religion, labyrinthe), elles ont pourtant chacune leur univers et leurs personnages.

Des nouvelles parfois difficiles à comprendre car certaines de leurs références nécessitent une érudition assez élevée (que je n’ai pas, je ne vous le cache pas!) et il m’a fallu pour certaines faire des recherches  pour tenter de comprendre où l’auteur voulait en venir. L’impression que ces textes s’adressaient plutôt à une élite m’a parfois freinée dans ma lecture. La lecture doit, bien sûr, amener à la réflexion, il ne suffit pas d’avaler des mots comme on ingurgite des images devant sa télé. Mais ici, j’avoue ne pas avoir toutes les cartes en main pour apprécier à leur juste valeur ses écrits.

Titre: L’Aleph (El Aleph)

Auteur: Jorge Luis Borges

Première Publication: 1962 (pour le recueil) – (de 1944 à 1952 pour les nouvelles prises séparément)

Édition présentée: Gallimard Novembre 1977, collection L’Imaginaire

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Roger Callois et René L-F. Durand

ISBN: 9782070296668

Cette lecture compte pour le mois Argentin organisé par Denis et Eimelle, ainsi que pour mon challenge Argentine 2014.

mars mois argentine

           challenge argentine 2014
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