La mort s’invite à Pemberley (P.D. James)

La mort s'invite à Pemberley P.D. James Fayard (Mai 2012)

La mort s’invite à Pemberley
P.D. James
Fayard (Mai 2012)

Née le 3 Août 1920 à Oxford, l’anglaise Phyllis Dorothy James est une auteur de romans policiers. Avec La mort s’invite à Pemberley, elle se sert de sa passion pour l’univers de Jane Austen pour créer une suite à suspense au célèbre Orgueil et Préjugés.

Quatrième de couverture:

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

Dans La mort s’invite à Pemberley, Phyllis Dorothy James associe sa longue passion pour l’oeuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXème siècle.

Un roman qui enchantera les nombreux admirateurs de Jane Austen et comblera ceux de P.D. James.

Ce que j’en pense:

Ayant lu récemment Raison et Sentiments, l’univers austenien était donc encore bien présent dans ma mémoire. Bien que n’ayant toujours pas lu Orgueil et préjugés (oui, je sais, inutile de me huer de la sorte! ), les personnages et leur passé sont suffisamment décrits pour que l’on ne perde pas le fil.

Qui a commis ce crime abominable qui porte atteinte à la réputation des Darcy? L’intrigue est menée de telle sorte qu’il est difficile de deviner le coupable avant le dénouement, ou alors c’est moi qui suis stupide car je n’avais pas trouvé! Décrivant tous les éléments indispensables, je me suis souvent impatientée en tournant les pages. Bien qu’essentielles pour certaines, j’ai trouvé quelques longueurs inutiles: était-il vraiment nécessaire par exemple de faire répéter certaines scènes par différents personnages alors qu’aucun n’apporte de nouveautés à la précédente? Je ne peux que rejoindre l’auteur elle-même lorsqu’elle écrit en note au début du roman « […](Jane Austen) aurait écrit cette histoire elle-même, et bien mieux. » En effet, c’est un récit sans réel suspense, sans action, P.D. James n’a, selon moi, pas réussi à s’approprier les personnages d’Austen et à les rendre vivants. Ses références à d’autres romans comme Emma et Persuasion sont de sympathiques clins d’oeil, mais cela ne rend pas le récit plus attirant pour autant.

Bien sûr, dans l’aristocratie on apprend à ne pas montrer ses émotions, mais là, c’est vraiment trop fade. C’est dommage! Parce que, malgré les longueurs que j’ai pu y trouvé, ce roman aurait pu en effet être une suite agréable à Orgueil et Préjugés. J’avais parfois l’impression que les personnages étaient des statues de cire dont pas un cheveu ne bougeait! Cet aspect là m’a beaucoup déçue, alors que l’identité de l’assassin et son mobile sont si crédibles pourtant!

Peut-être n’ai-je pas pu apprécier vraiment cette lecture du fait de ne pas avoir lu l’oeuvre qui l’a inspirée? Difficile de vous répondre! C’est possible, après tout! Ce qui est sûr, c’est que ce roman m’a donné envie de découvrir la référence qu’est Orgueil et préjugés.

la mort s'invite à pemberley Fayard

Titre: La mort s’invite à Pemberley (Death comes to Pemberley)

Auteur: P.D. James

Première publication: 2011

Édition présentée: Fayard, mai 2012.

Traduit de l’anglais par Odile Demange.

Disponible en numérique et livre audio.

 

Cette lecture compte pour le challenge ABC 2014 organisé par le forum Club de Lecture

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